Les composés organiques volatils bientôt étiquetés

CONSOMMATION Les produits de construction et d'ameublement, et bientôt les produits d'entretien, devront mentionner ces substances toxiques...

A.C.

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Produits d'entretien dans un supermarché.
Produits d'entretien dans un supermarché. — CHAUVEAU NICOLAS/SIPA

Du formaldéhyde dans les peintures et les meubles, du paradichlorobenzène dans les antimites ou les désodorisants pour toilettes… Tous les composés organiques volatils (COV) ayant des effets sur la santé vont bientôt faire l’objet d’un étiquetage spécial. Dès le 1er janvier 2012, les produits de construction et d’ameublement ainsi que les revêtements de sol et muraux, les peintures  et les vernis devront mentionner leurs émissions de COV. Cette mesure devrait être étendue en 2013 aux produits d’entretien, désodorisants et équipements électroniques.

Sprays nettoyants et encens à éviter

L'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris) a listé les COV les plus couramment émis: «Le formaldéhyde et le benzène sont des substances susceptibles d'être émises à des niveaux qui dépassent les niveaux acceptables», selon l’étude effectuée pour le ministère de l’Ecologie.

L’Ineris a également classé les produits d’entretien en fonction de leur nocivité: les sprays sont les plus gros émetteurs de substances chimiques, avant les liquides et les lingettes nettoyantes.  Du côté des désodorisants d’intérieur, l’encens apparaît comme le plus gros émetteur, avant les diffuseurs électriques et les bougies. Les équipements électroniques sont une source de toluène et de retardateurs de flamme, mais leurs émissions décroissent avec le temps.

Les COV peuvent causer des maux de têtes, des vertiges ou des allergies

Tous ces polluants atmosphériques peuvent être responsables de maux de tête, vertiges, allergies et sont mis en cause dans l’apparition de cancers. L’étiquetage, prévu par la loi Grenelle, et la fixation d’un seuil plus bas qu’actuellement (0,1% du produit) pourraient permettre de réduire l’exposition à ces substances. Toutefois, l’Ineris rappelle que «la limitation en teneur dans les produits ne préjuge pas de l'exposition finale du consommateur, celle-ci dépendant de la catégorie du produit, de son usage et des réactions entre les substances chimiques émises entre elles et avec les substances présentes dans les environnements intérieurs». Mieux vaut avoir la main légère sur les produits d’entretien ou utiliser des produits naturels