Jose Manuel Barroso, président de la Commission européenne, et le président ukrainien Viktor Yanukovich à Kiev, le 18 avril 201, lors d'une conférence des donateurs pour reconstruire la chape de sécurité de Tchernobyl.
Jose Manuel Barroso, président de la Commission européenne, et le président ukrainien Viktor Yanukovich à Kiev, le 18 avril 201, lors d'une conférence des donateurs pour reconstruire la chape de sécurité de Tchernobyl. — REUTERS/Gleb Garanich

NUCLEAIRE

Tchernobyl: Ouverture d'une conférence des donateurs en Ukraine

Il manque 740 millions pour achever le nouveau sarcophage isolant le réacteur de Tchernobyl...

Une conférence internationale des donateurs a ouvert ses portes mardi matin à Kiev, la capitale de l'Ukraine, pour trouver les 740 millions d'euros manquant pour achever la nouvelle chape isolant le réacteur de Tchernobyl, 25 ans après la catastrophe. «La catastrophe à la centrale de Tchernobyl a laissé une plaie profonde avec laquelle (l'Ukraine) devra vivre pendant beaucoup d'années encore», a relevé le président ukrainien Viktor Ianoukovitch en ouvrant la conférence. «Nous remercions la communauté internationale de n'avoir pas laissé l'Ukraine seule face à ce problème», a-t-il ajouté.

Afin de transformer Tchernobyl en un «site écologiquement sûr», Viktor Ianoukovitch a souligné la nécessité de «construire un nouveau sarcophage autour du réacteur accidenté ainsi qu'un dépôt sûr pour le combustible nucléaire usagé». Il a rappelé que 740 millions manquaient toujours pour financer les travaux d'un budget global de 1,5 milliard d'euros. La président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a d'ores et déjà annoncé l'octroi de 110 millions d'euros pour la construction d'un nouveau sarcophage. Le Premier ministre français, François Fillon, qui copréside ce rendez-vous au titre de la présidence française du G8, a promis une participation additionnelle de 47 millions d'euros.

La chape fissurée remplacée par une arche de 20.000 tonnes

Le réacteur n°4 de Tchernobyl explosa le 26 avril 1986, contaminant une bonne partie de l'Europe, en particulier l'Ukraine, le Bélarus et la Russie. Il a été recouvert à la va-vite d'une chape qui est maintenant fissurée. Un consortium formé par les sociétés françaises Bouygues et Vinci a remporté en 2007 un appel d'offres pour la construction d'un nouveau sarcophage étanche. Cette nouvelle enceinte de confinement, une grande arche en acier de 108 mètres de haut et d'un poids de 20.000 tonnes, sera assemblée à côté, puis glissée au-dessus du sarcophage existant. Les travaux ont commencé fin 2010 et l'opération doit être achevée en 2015.