La responsable du projet Yasuni-ITT va tenter de convaincre la France

FORETS Ce projet qui prévoit la non-exploitation du pétrole équatorien contre une compensation financière cherche des contributeurs occidentaux...

A.C.
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Vue aérienne du parc national Yasuni, en Equateur.
Vue aérienne du parc national Yasuni, en Equateur. — Dolores Ochoa/AP/SIPA

La forêt amazonienne ou le pétrole. Pour l’Equateur, le choix est fait: les 850 millions de barils potentiellement exploitables sous le parc naturel de Yasuni resteront là où ils sont pour préserver la biodiversité et le puits de carbone que représente le parc. En échange, l’Equateur demande une compensation financière aux pays impliqués dans la lutte contre la déforestation, dont la France. Ivonne Baki, chef de l'Équipe de négociation internationale pour Yasuni-ITT, est en visite à Paris du 18 au 20 avril et devrait rencontrer Serge Lepeltier, l’ambassadeur chargé des négociations sur le changement climatique.

La France «suit le projet avec attention»

Depuis la visite du président équatorien Rafael Correa en mai 2008, la France ne s’est pas engagée à participer financièrement à l’initiative Yasuni-ITT, du nom des trois forages d'exploration situé dans le parc Yasuni: Ishpingo-Tambococha-Tiputini. Le fonds financier destiné à gérer les versements des pays donateurs a été créé en août dernier avec l’appui du Programme des Nations unies pour le développement, mais pour l’instant l’initiative a rencontré plus de soutiens et d’intentions de contribution que de réels engagements.

La France a rappelé, à l’occasion de la visite de Ivonne Baki, qu’elle «suivait le projet avec attention» et qu’elle «reconnaît l'originalité du projet Yasuni-ITT et salue la préoccupation de l'Équateur de préserver l'exceptionnelle diversité biologique du parc naturel Yasuni.» L’Espagne, le Portugal, l’Allemagne et le gouvernement wallon en Belgique ont manifesté eux aussi leur intérêt pour le projet avec des promesses de contribution.