EPR: Bouygues dit ne pas être à l'origine des sous-déclarations d'accidents

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Bouygues, qui pilote le génie civil sur le chantier de l'EPR de Flamanville (Manche), a indiqué vendredi que "les non-déclarations d'accidents" sur lesquelles enquête l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) "ne sont pas le fait de l'entreprise mais relèvent d'initiatives personnelles".

"Pour éviter que ce type de situation ne puisse se reproduire, Bouygues Construction a rappelé la procédure de déclaration des accidents du travail", a souligné le groupe dans un communiqué.

Bouygues répond ainsi aux syndicats CFDT et CGT d'EDF, le maître d'oeuvre sur le chantier, qui l'accusent de faire pression sur les salariés pour qu'ils ne déclarent pas les accidents. Selon la CFDT, le chantier emploie 3.256 personnes hors EDF, avec un tiers d'intérimaires et un tiers d'étrangers.

"20 personnes sont totalement dédiées à la sécurité sur le chantier et les consignes sont régulièrement rappelées", ajoute le groupe de BTP.

Selon les syndicats, l'inspecteur du travail de l'ASN les a informés qu'une dizaine d'entreprises sur le chantier étaient concernées.

Le responsable de la communication de Bouygues construction n'était pas joignable dans l'immédiat pour plus d'information.

Jeudi, l'ASN a indiqué enquêter sur une sous-déclaration des accidents du travail sur le chantier, qui pourrait être de l'ordre d'un accident sur quatre.

Le gendarme nucléaire n'exclut pas de saisir la justice dans les semaines à venir lorsque son enquête sera terminée.

Une enquête préliminaire est par ailleurs en cours sous la houlette du parquet de Cherbourg, après le décès le 24 janvier sur le chantier d'un intérimaire de 37 ans, père de quatre enfants.