L'expédition Tara Océans, à la recherche de la vie sous-marine

DOCUMENTAIRE Une série de quatre épisodes pour revivre l'expédition commence ce vendredi à 20h40 sur Planète Thalassa...

Audrey Chauvet

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L'expédition Tara Océans lors d'une escale au Cap, en Afrique du Sud, le 5 septembre 2010.
L'expédition Tara Océans lors d'une escale au Cap, en Afrique du Sud, le 5 septembre 2010. — AFP PHOTO / RODGER BOSCH

Trois ans, 150.000 kilomètres, 100 scientifiques, 50 pays traversés. L’expédition Tara Océans est une aventure scientifique sans précédent. A partir de ce vendredi, quatre épisodes d’un documentaire diffusé sur Planète Thalassa vont retracer ce voyage à la recherche de la vie marine. Pour mieux connaître les organismes qui sont à l’origine de la vie sur Terre, les scientifiques de Tara Océans sondent les fonds marins sur toute la surface du globe.

Connaître les habitants des océans

Partie en septembre 2009 de Lorient, l’expédition Tara Océans est un défi scientifique: aller à la recherche du plancton, cette forme de vie microscopique qui représente près de 98% de la population des océans. «Le but de l’expédition est de découvrir la biodiversité et la structure des écosystèmes marins, explique à 20 Minutes Hervé Bourmaud, le capitaine de Tara. Comment cette vie va-t-elle réagir au réchauffement climatique?»

Une question qui sera en partie élucidée grâce aux milliers de prélèvements effectués par les scientifiques et analysés dans 22 laboratoires et instituts de recherche marine dans le monde. «Les laboratoires vont séquencer le code génétique des organismes trouvés, et ils seront là pour tirer la sonnette d’alarme si cette vie est menacée», explique le capitaine.

«Tara, c’est la prunelle de nos yeux»

Pour stocker tous ces échantillons, le bateau, construit en 1989 par Jean-Louis Etienne, est aussi une base scientifique. «Tara est un bateau fabuleux et unique, qui a été conçu pour la traversée de l’Arctique et pour stationner dans des endroits extrêmes, commente Hervé Bourmaud. Notre défi, cette fois, était de passer dans les régions chaudes, car Tara n’a pas été conçu pour ça. Il a un peu souffert dans l’Océan Indien.»

L’équipage est donc aux petits soins: «A bord, des hommes de quart vérifient toutes les heures le moteur pour voir s’il tourne bien et vérifient tous les compartiments. On navigue à la voile 60 à 70% du temps mais nous disposons de deux gros moteurs de 380 chevaux quand il n’y a pas assez de vent. Tara, c’est la prunelle de nos yeux», explique son capitaine.

Hervé Bourmaud a suivi Tara depuis ses débuts dans l'Arctique et travaille maintenant avec les scientifiques de Tara Océans. Dans quelques jours, l’expédition repart pour les îles Gambier, en Polynésie Française, afin d’y étudier le corail, puis voguera jusqu’aux Marquises, Tahiti et Hawaï pour y observer l’étendue de la «poubelle-plastique» flottant dans le Pacifique.