Le secteur de l'eau en bouteille choisit la voie ferroviaire

TRANSPORTS Plusieurs expériences de partenariat sont actuellement menées pour relancer la livraison des stocks de bouteilles d'eau des grands groupes par voie ferroviaire…

Mickaël Bosredon
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Les stocks d'eau Volvic pour la région Sud-Est sont désormais acheminés par voie ferrée
Les stocks d'eau Volvic pour la région Sud-Est sont désormais acheminés par voie ferrée — AFP/THIERRY ZOCCOLAN

Le secteur de l’eau en bouteille se tourne vers le fret  ferroviaire. Nestlé Waters France et Réseau ferré de France viennent en effet de  signer une convention de partenariat pour développer le transport ferroviaire  des eaux minérales de la marque (Vittel, Contrex, Perrier et Hepar). RFF «mettra  tout en oeuvre pour faciliter les transports de ces eaux en apportant des  solutions logistiques et en réalisant la maintenance des installations  terminales embranchées, raccordement du réseau industriel au réseau ferré  classique.»

Carrefour et Danone Eaux France viennent eux de s’associer pour regrouper, sur un entrepôt de Carrefour à Miramas (Bouches-du-Rhône), tous les stocks de bouteilles d’Evian et de Volvic de Danone Eaux France pour la région Sud-Est. Cet entrepôt mutualisé permet d’approvisionner tous les magasins Carrefour de la région, mais aussi ses concurrents. Cette plateforme va permettre d’économiser 1.000 camions par an sur les routes. Pour le distributeur, l’intérêt est «d’augmenter le volume de marchandises afin de pouvoir acheminer des trains entiers plutôt que des camions plus polluants», explique Didier Thibaud, directeur «supply chain» de Carrefour France. Un train de 26 wagons livre l’entrepôt une fois par semaine. «La fréquence sera doublée l’été en raison de la demande en hausse à cette époque de l’année» explique Cyril Marniquet, directeur «supply chain» de Danone Eaux France.

«Besoin de vision sur le long terme de la part de la SNCF»

«La livraison par fer reste plus chère que celle par route, admet Cyril Marniquet, mais vu les niveaux d’inflation du pétrole, les tarifs continueront de monter. Nous savons déjà que le secteur du transport routier sera tendu cet été.» Pour Danone, ce type de projet est également «le seul moyen d’atteindre les objectifs de réduction d’empreinte carbone fixés par l’entreprise.» Danone s’est donné comme ambition de réduire son empreinte de 40% entre 2008 et 2012, à travers la diminution de ses emballages, l’utilisation de matières d’origine végétales, et en privilégiant la livraison par rail. «A la fin de l’année 2010, nous avions déjà abaissé notre empreinte de 25%, ce qui est encourageant». A lui seul ce projet de plateforme mutualisée devrait permettre d’économiser le rejet de 500 tonnes de carbone par an. Carrefour, de son côté, veut diminuer les trajets par camion de 10 millions de kilomètres par an, soit 16.600 tonnes de CO2. Ce qui représente moins de 5% de l’ensemble des trajets effectués par le distributeur. «Pour améliorer encore cette démarche, nous avons besoin de vision sur le long terme de la part de la SNCF

Ce type d’initiative est également censé relancer le fret ferroviaire. «Malgré touts les bonnes intentions, le fret français a plutôt réduit ces dernières années» remarque Cyril Marniquet. «La SNCF est plus efficace sur le train complet que sur le wagon isolé» analyse de son côté Didier Thibaud.

Et après? Danone et Carrefour dresseront un bilan de cette expérience avant la fin de l'année, afin éventuellement de l'étendre. «Il peut y avoir des opportunités sur nos plateformes de province et région parisienne» pense Cyril Marniquet. Pour Didier Thibaud pas de doute: «ce type de projet fait partie des business models d'avenir.»


Carrefour et Danone Eaux France viennent eux de s’associer pour regrouper, sur un entrepôt de Carrefour à Miramas (Bouches-du-Rhône), tous les stocks de bouteilles d’Evian et de Volvic de Danone Eaux France pour la région Sud-Est. Cet entrepôt mutualisé permet d’approvisionner tous les magasins Carrefour de la région, mais aussi ses concurrents. Cette plateforme va permettre d’économiser 1.000 camions par an sur les routes. Pour le distributeur, l’intérêt est «d’augmenter le volume de marchandises afin de pouvoir acheminer des trains entiers plutôt que des camions plus polluants», explique Didier Thibaud, directeur «supply chain» de Carrefour France. Un train de 26 wagons livre l’entrepôt une fois par semaine. «La fréquence sera doublée l’été en raison de la demande en hausse à cette époque de l’année» explique Cyril Marniquet, directeur «supply chain» de Danone Eaux France.

«Besoin de vision sur le long terme de la part de la SNCF»

«La livraison par fer reste plus chère que celle par route, admet Cyril Marniquet, mais vu les niveaux d’inflation du pétrole, les tarifs continueront de monter. Nous savons déjà que le secteur du transport routier sera tendu cet été.» Pour Danone, ce type de projet est également «le seul moyen d’atteindre les objectifs de réduction d’empreinte carbone fixés par l’entreprise.» Danone s’est donné comme ambition de réduire son empreinte de 40% entre 2008 et 2012, à travers la diminution de ses emballages, l’utilisation de matières d’origine végétales, et en privilégiant la livraison par rail. «A la fin de l’année 2010, nous avions déjà abaissé notre empreinte de 25%, ce qui est encourageant». A lui seul ce projet de plateforme mutualisée devrait permettre d’économiser le rejet de 500 tonnes de carbone par an. Carrefour, de son côté, veut diminuer les trajets par camion de 10 millions de kilomètres par an, soit 16.600 tonnes de CO2. Ce qui représente moins de 5% de l’ensemble des trajets effectués par le distributeur. «Pour améliorer encore cette démarche, nous avons besoin de vision sur le long terme de la part de la SNCF

Ce type d’initiative est également censé relancer le fret ferroviaire. «Malgré touts les bonnes intentions, le fret français a plutôt réduit ces dernières années» remarque Cyril Marniquet. «La SNCF est plus efficace sur le train complet que sur le wagon isolé» analyse de son côté Didier Thibaud.

Et après? Danone et Carrefour dresseront un bilan de cette expérience avant la fin de l'année, afin éventuellement de l'étendre. «Il peut y avoir des opportunités sur nos plateformes de province et région parisienne» pense Cyril Marniquet. Pour Didier Thibaud pas de doute: «ce type de projet fait partie des business models d'avenir.»


Carrefour et Danone Eaux France viennent eux de s’associer pour regrouper, sur un entrepôt de Carrefour à Miramas (Bouches-du-Rhône), tous les stocks de bouteilles d’Evian et de Volvic de Danone Eaux France pour la région Sud-Est. Cet entrepôt mutualisé permet d’approvisionner tous les magasins Carrefour de la région, mais aussi ses concurrents. Cette plateforme va permettre d’économiser 1.000 camions par an sur les routes. Pour le distributeur, l’intérêt est «d’augmenter le volume de marchandises afin de pouvoir acheminer des trains entiers plutôt que des camions plus polluants», explique Didier Thibaud, directeur «supply chain» de Carrefour France. Un train de 26 wagons livre l’entrepôt une fois par semaine. «La fréquence sera doublée l’été en raison de la demande en hausse à cette époque de l’année» explique Cyril Marniquet, directeur «supply chain» de Danone Eaux France.

«Besoin de vision sur le long terme de la part de la SNCF»

«La livraison par fer reste plus chère que celle par route, admet Cyril Marniquet, mais vu les niveaux d’inflation du pétrole, les tarifs continueront de monter. Nous savons déjà que le secteur du transport routier sera tendu cet été.» Pour Danone, ce type de projet est également «le seul moyen d’atteindre les objectifs de réduction d’empreinte carbone fixés par l’entreprise.» Danone s’est donné comme ambition de réduire son empreinte de 40% entre 2008 et 2012, à travers la diminution de ses emballages, l’utilisation de matières d’origine végétales, et en privilégiant la livraison par rail. «A la fin de l’année 2010, nous avions déjà abaissé notre empreinte de 25%, ce qui est encourageant». A lui seul ce projet de plateforme mutualisée devrait permettre d’économiser le rejet de 500 tonnes de carbone par an. Carrefour, de son côté, veut diminuer les trajets par camion de 10 millions de kilomètres par an, soit 16.600 tonnes de CO2. Ce qui représente moins de 5% de l’ensemble des trajets effectués par le distributeur. «Pour améliorer encore cette démarche, nous avons besoin de vision sur le long terme de la part de la SNCF

Ce type d’initiative est également censé relancer le fret ferroviaire. «Malgré touts les bonnes intentions, le fret français a plutôt réduit ces dernières années» remarque Cyril Marniquet. «La SNCF est plus efficace sur le train complet que sur le wagon isolé» analyse de son côté Didier Thibaud.

Et après? Danone et Carrefour dresseront un bilan de cette expérience avant la fin de l'année, afin éventuellement de l'étendre. «Il peut y avoir des opportunités sur nos plateformes de province et région parisienne» pense Cyril Marniquet. Pour Didier Thibaud pas de doute: «ce type de projet fait partie des business models d'avenir.»

SNCF

Carrefour et Danone Eaux France viennent eux de s’associer pour regrouper, sur un entrepôt de Carrefour à Miramas (Bouches-du-Rhône), tous les stocks de bouteilles d’Evian et de Volvic de Danone Eaux France pour la région Sud-Est. Cet entrepôt mutualisé permet d’approvisionner tous les magasins Carrefour de la région, mais aussi ses concurrents. Cette plateforme va permettre d’économiser 1.000 camions par an sur les routes. Pour le distributeur, l’intérêt est «d’augmenter le volume de marchandises afin de pouvoir acheminer des trains entiers plutôt que des camions plus polluants», explique Didier Thibaud, directeur «supply chain» de Carrefour France. Un train de 26 wagons livre l’entrepôt une fois par semaine. «La fréquence sera doublée l’été en raison de la demande en hausse à cette époque de l’année» explique Cyril Marniquet, directeur «supply chain» de Danone Eaux France.

«Besoin de vision sur le long terme de la part de la SNCF»

«La livraison par fer reste plus chère que celle par route, admet Cyril Marniquet, mais vu les niveaux d’inflation du pétrole, les tarifs continueront de monter. Nous savons déjà que le secteur du transport routier sera tendu cet été.» Pour Danone, ce type de projet est également «le seul moyen d’atteindre les objectifs de réduction d’empreinte carbone fixés par l’entreprise.» Danone s’est donné comme ambition de réduire son empreinte de 40% entre 2008 et 2012, à travers la diminution de ses emballages, l’utilisation de matières d’origine végétales, et en privilégiant la livraison par rail. «A la fin de l’année 2010, nous avions déjà abaissé notre empreinte de 25%, ce qui est encourageant». A lui seul ce projet de plateforme mutualisée devrait permettre d’économiser le rejet de 500 tonnes de carbone par an. Carrefour, de son côté, veut diminuer les trajets par camion de 10 millions de kilomètres par an, soit 16.600 tonnes de CO2. Ce qui représente moins de 5% de l’ensemble des trajets effectués par le distributeur. «Pour améliorer encore cette démarche, nous avons besoin de vision sur le long terme de la part de la SNCF

Ce type d’initiative est également censé relancer le fret ferroviaire. «Malgré touts les bonnes intentions, le fret français a plutôt réduit ces dernières années» remarque Cyril Marniquet. «La SNCF est plus efficace sur le train complet que sur le wagon isolé» analyse de son côté Didier Thibaud.

Et après? Danone et Carrefour dresseront un bilan de cette expérience avant la fin de l'année, afin éventuellement de l'étendre. «Il peut y avoir des opportunités sur nos plateformes de province et région parisienne» pense Cyril Marniquet. Pour Didier Thibaud pas de doute: «ce type de projet fait partie des business models d'avenir.»


Carrefour et Danone Eaux France viennent eux de s’associer pour regrouper, sur un entrepôt de Carrefour à Miramas (Bouches-du-Rhône), tous les stocks de bouteilles d’Evian et de Volvic de Danone Eaux France pour la région Sud-Est. Cet entrepôt mutualisé permet d’approvisionner tous les magasins Carrefour de la région, mais aussi ses concurrents. Cette plateforme va permettre d’économiser 1.000 camions par an sur les routes. Pour le distributeur, l’intérêt est «d’augmenter le volume de marchandises afin de pouvoir acheminer des trains entiers plutôt que des camions plus polluants», explique Didier Thibaud, directeur «supply chain» de Carrefour France. Un train de 26 wagons livre l’entrepôt une fois par semaine. «La fréquence sera doublée l’été en raison de la demande en hausse à cette époque de l’année» explique Cyril Marniquet, directeur «supply chain» de Danone Eaux France.

«Besoin de vision sur le long terme de la part de la SNCF»

«La livraison par fer reste plus chère que celle par route, admet Cyril Marniquet, mais vu les niveaux d’inflation du pétrole, les tarifs continueront de monter. Nous savons déjà que le secteur du transport routier sera tendu cet été.» Pour Danone, ce type de projet est également «le seul moyen d’atteindre les objectifs de réduction d’empreinte carbone fixés par l’entreprise.» Danone s’est donné comme ambition de réduire son empreinte de 40% entre 2008 et 2012, à travers la diminution de ses emballages, l’utilisation de matières d’origine végétales, et en privilégiant la livraison par rail. «A la fin de l’année 2010, nous avions déjà abaissé notre empreinte de 25%, ce qui est encourageant». A lui seul ce projet de plateforme mutualisée devrait permettre d’économiser le rejet de 500 tonnes de carbone par an. Carrefour, de son côté, veut diminuer les trajets par camion de 10 millions de kilomètres par an, soit 16.600 tonnes de CO2. Ce qui représente moins de 5% de l’ensemble des trajets effectués par le distributeur. «Pour améliorer encore cette démarche, nous avons besoin de vision sur le long terme de la part de la SNCF

Ce type d’initiative est également censé relancer le fret ferroviaire. «Malgré touts les bonnes intentions, le fret français a plutôt réduit ces dernières années» remarque Cyril Marniquet. «La SNCF est plus efficace sur le train complet que sur le wagon isolé» analyse de son côté Didier Thibaud.

Et après? Danone et Carrefour dresseront un bilan de cette expérience avant la fin de l'année, afin éventuellement de l'étendre. «Il peut y avoir des opportunités sur nos plateformes de province et région parisienne» pense Cyril Marniquet. Pour Didier Thibaud pas de doute: «ce type de projet fait partie des business models d'avenir.»

SNCF

Carrefour et Danone Eaux France viennent eux de s’associer pour regrouper, sur un entrepôt de Carrefour à Miramas (Bouches-du-Rhône), tous les stocks de bouteilles d’Evian et de Volvic de Danone Eaux France pour la région Sud-Est. Cet entrepôt mutualisé permet d’approvisionner tous les magasins Carrefour de la région, mais aussi ses concurrents. Cette plateforme va permettre d’économiser 1.000 camions par an sur les routes. Pour le distributeur, l’intérêt est «d’augmenter le volume de marchandises afin de pouvoir acheminer des trains entiers plutôt que des camions plus polluants», explique Didier Thibaud, directeur «supply chain» de Carrefour France. Un train de 26 wagons livre l’entrepôt une fois par semaine. «La fréquence sera doublée l’été en raison de la demande en hausse à cette époque de l’année» explique Cyril Marniquet, directeur «supply chain» de Danone Eaux France.

«Besoin de vision sur le long terme de la part de la SNCF»

«La livraison par fer reste plus chère que celle par route, admet Cyril Marniquet, mais vu les niveaux d’inflation du pétrole, les tarifs continueront de monter. Nous savons déjà que le secteur du transport routier sera tendu cet été.» Pour Danone, ce type de projet est également «le seul moyen d’atteindre les objectifs de réduction d’empreinte carbone fixés par l’entreprise.» Danone s’est donné comme ambition de réduire son empreinte de 40% entre 2008 et 2012, à travers la diminution de ses emballages, l’utilisation de matières d’origine végétales, et en privilégiant la livraison par rail. «A la fin de l’année 2010, nous avions déjà abaissé notre empreinte de 25%, ce qui est encourageant». A lui seul ce projet de plateforme mutualisée devrait permettre d’économiser le rejet de 500 tonnes de carbone par an. Carrefour, de son côté, veut diminuer les trajets par camion de 10 millions de kilomètres par an, soit 16.600 tonnes de CO2. Ce qui représente moins de 5% de l’ensemble des trajets effectués par le distributeur. «Pour améliorer encore cette démarche, nous avons besoin de vision sur le long terme de la part de la SNCF

Ce type d’initiative est également censé relancer le fret ferroviaire. «Malgré touts les bonnes intentions, le fret français a plutôt réduit ces dernières années» remarque Cyril Marniquet. «La SNCF est plus efficace sur le train complet que sur le wagon isolé» analyse de son côté Didier Thibaud.

Et après? Danone et Carrefour dresseront un bilan de cette expérience avant la fin de l'année, afin éventuellement de l'étendre. «Il peut y avoir des opportunités sur nos plateformes de province et région parisienne» pense Cyril Marniquet. Pour Didier Thibaud pas de doute: «ce type de projet fait partie des business models d'avenir.»


Carrefour et Danone Eaux France viennent eux de s’associer pour regrouper, sur un entrepôt de Carrefour à Miramas (Bouches-du-Rhône), tous les stocks de bouteilles d’Evian et de Volvic de Danone Eaux France pour la région Sud-Est. Cet entrepôt mutualisé permet d’approvisionner tous les magasins Carrefour de la région, mais aussi ses concurrents. Cette plateforme va permettre d’économiser 1.000 camions par an sur les routes. Pour le distributeur, l’intérêt est «d’augmenter le volume de marchandises afin de pouvoir acheminer des trains entiers plutôt que des camions plus polluants», explique Didier Thibaud, directeur «supply chain» de Carrefour France. Un train de 26 wagons livre l’entrepôt une fois par semaine. «La fréquence sera doublée l’été en raison de la demande en hausse à cette époque de l’année» explique Cyril Marniquet, directeur «supply chain» de Danone Eaux France.

«Besoin de vision sur le long terme de la part de la SNCF»

«La livraison par fer reste plus chère que celle par route, admet Cyril Marniquet, mais vu les niveaux d’inflation du pétrole, les tarifs continueront de monter. Nous savons déjà que le secteur du transport routier sera tendu cet été.» Pour Danone, ce type de projet est également «le seul moyen d’atteindre les objectifs de réduction d’empreinte carbone fixés par l’entreprise.» Danone s’est donné comme ambition de réduire son empreinte de 40% entre 2008 et 2012, à travers la diminution de ses emballages, l’utilisation de matières d’origine végétales, et en privilégiant la livraison par rail. «A la fin de l’année 2010, nous avions déjà abaissé notre empreinte de 25%, ce qui est encourageant». A lui seul ce projet de plateforme mutualisée devrait permettre d’économiser le rejet de 500 tonnes de carbone par an. Carrefour, de son côté, veut diminuer les trajets par camion de 10 millions de kilomètres par an, soit 16.600 tonnes de CO2. Ce qui représente moins de 5% de l’ensemble des trajets effectués par le distributeur. «Pour améliorer encore cette démarche, nous avons besoin de vision sur le long terme de la part de la SNCF

Ce type d’initiative est également censé relancer le fret ferroviaire. «Malgré touts les bonnes intentions, le fret français a plutôt réduit ces dernières années» remarque Cyril Marniquet. «La SNCF est plus efficace sur le train complet que sur le wagon isolé» analyse de son côté Didier Thibaud.

Et après? Danone et Carrefour dresseront un bilan de cette expérience avant la fin de l'année, afin éventuellement de l'étendre. «Il peut y avoir des opportunités sur nos plateformes de province et région parisienne» pense Cyril Marniquet. Pour Didier Thibaud pas de doute: «ce type de projet fait partie des business models d'avenir.»