Le monde doit changer son approche du nucléaire après Fukushima, selon l'AIEA

ENERGIE Fukushima est au centre des attentions à la réunion sur la convention sur la sûreté nucléaire, qui s'est ouverte ce lundi à Vienne...

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De la fumée noire s'échappe du réacteur n°3 de la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon, le 21 mars 2011.
De la fumée noire s'échappe du réacteur n°3 de la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon, le 21 mars 2011. — REUTERS/Ho New

Le monde va devoir modifier son approche sur l'énergie nucléaire à la suite de la crise nucléaire en cours à la centrale de Fukushima 1 au Japon, a déclaré ce lundi à Vienne le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie nucléaire (AIEA) Yukiya Amano.

«La crise à Fukushima Daiichi a des implications énormes pour l'énergie nucléaire et nous confronte tous à un défi majeur», a-t-il indiqué dans un discours d'introduction à une réunion de la Convention sur la sûreté nucléaire (CSN), qui débute lundi à Vienne et doit durer jusqu'au 14 avril.

« Nous ne pouvons pas reprendre une approche routinière» après un tel accident, a-t-il ajouté.

La centrale de Fushumina 1 a été sévèrement endommagée par le séisme et le tsunami géants qui ont frappé le nord-est du japon il y a plus de trois semaines. Les ouvriers, pompiers et soldats ont déversé des dizaines de milliers de tonnes d'eau sur les installations jour et nuit pour empêcher les barres de combustible dans les réacteurs d'entrer en fusion.

La CSN, ratifiée par l'ensemble des pays disposant de centrales nucléaires, est entrée en vigueur en 1996 après les catastrophes de Three Miles Island, aux Etats-Unis, et de Tchernobyl, en Ukraine.

Elle vise à améliorer la sûreté dans l'exploitation des réacteurs électronucléaires. Ses experts se réunissent tous les trois ans sous l'égide de l'AIEA pour faire le point.