Comment alléger votre bilan carbone selon votre style de vie?

CO2 Les conseils pour réduire votre empreinte environnementale selon votre âge, votre situation familiale ou votre activité professionnelle...

Audrey Chauvet

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Des personnes vivant en colocation, à Paris.
Des personnes vivant en colocation, à Paris. — REVELLI-BEAUMONT/SIPA

Age, taille du foyer, lieu de résidence, catégorie socioprofessionnelle… Autant de facteurs qui influent sur le bilan carbone des ménages français, selon les résultats d’une étude Ipsos publiée lundi.  Selon votre profil, quel régime carbone allez-vous adopter pour perdre vos tonnes de CO2 en trop?

Le régime coloc’ pour les 18-24 ans

Les jeunes affichent un bilan carbone parmi les plus mauvais: malgré leur niveau de vie peu élevé, ils utilisent souvent un véhicule individuel et vivent la plupart du temps seuls dans de petits logements mal isolés. Leur consommation de produits high-tech, de téléphones, d’ordinateurs ou encore de consoles de jeu alourdit encore leurs émissions de CO2.

La solution: pour les jeunes, le plus efficace est de partager. La colocation apparaît comme un bon moyen d’économiser du CO2 et de l’argent, les dépenses énergétiques étant généralement moins importantes pour chaque personne que lorsque l’on vit seul. Eviter de renouveler ses appareils électroniques tous les six mois permet aussi de réduire son bilan carbone. 

Le régime zéro gaspillage pour les célibataires

Statistiquement moins sensibles à l’environnement que les familles, les personnes vivant seules ont un bilan carbone très lourd. Un logement, une voiture, des courses pour une personne émettent autant de carbone que pour deux. «La taille du foyer est le facteur le plus clivant, explique Gabriel Dabi-Schwebel, de Green Inside. On ne va pas empêcher les gens de divorcer, mais cela pose clairement des questions en termes de bilan carbone.»

La solution: les célibataires peuvent opter eux aussi pour la colocation ou la mutualisation des équipements (aller à la laverie au lieu d’avoir un lave-linge chez soi, faire du covoiturage pour aller travailler…). Pour les achats alimentaires, ils ont intérêt à acheter en vrac pour ne pas gaspiller des quantités inutiles de nourriture et ne pas produire trop de déchets à cause des portions individuelles.

Le régime sans avion pour les CSP+

Les cadres supérieurs font partie des derniers de la classe en termes de bilan carbone. Pour eux, c’est l’avion, pris pour des raisons professionnelles ou des week-ends au soleil, qui génère plus du tiers du CO2 qu’ils émettent. Or, l’avion est un des postes sur lequel il est le plus facile d’agir, rappelle Gabriel Dabi-Schwebel: «Il n’y a que 30% de la population qui le prend régulièrement, on peut s’en passer.»

La solution: au bureau, on peut privilégier les conférences téléphoniques plutôt que les déplacements. Pour les vacances, on part près de chez soi, en train de préférence. «Il faut que les offres locales de loisirs décarbonés se développent», insiste Gabriel Dabi-Schwebel.

Le régime modularité pour les retraités

Si la catégorie des retraités recouvre beaucoup de réalités différentes, le logement représente pour eux la majeure partie de leurs émissions de CO2. «Ils vivent souvent seuls ou à deux dans des maisons  qui étaient faites pour toute la famille», explique Isabelle Delannoy. Pour ceux qui ont des revenus suffisants, les transports pour les loisirs pèsent lourd dans leur bilan carbone.

La solution: sauf à déménager pour vivre dans des logements plus adaptés à la taille du foyer, les maisons modulables semblent une bonne solution. «Il existe des modèles de maisons dans lesquels on peut ajouter ou enlever une pièce selon ses besoins», commente Gabriel Dabi-Schwebel. Et comme on a tout son temps, on oublie l’avion et on voyage en train ou en bateau.