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Nucléaire: aucune raison de fermer une centrale en France, dit le président de l'ASN

Le président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) française ...

Le président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) française a estimé mercredi qu'il n'y avait "aucune raison" de fermer une centrale nucléaire en France, au lendemain d'un appel de deux cantons suisses en faveur de la fermeture de la centrale de Fessenheim.

"Il n'y a aucune raison de fermer quelque centrale que ce soit en France", a déclaré André-Claude Lacoste au cours d'une réunion des agences de sécurité nucléaire européennes à Helsinki.

Deux cantons suisses, Bâle-Ville et Bâle-Campagne, ont pressé la France de fermer la centrale nucléaire de Fessenheim, située en Alsace à proximité de la frontière helvétique, estimant qu'elle nécessitait des contrôles poussés à la suite de la catastrophe au Japon.

"J'ai le sentiment que les centrales nucléaires sont sûres. Si nous pensions qu'elles sont dangereuses, nous les fermerions", a déclaré M. Lacoste en anglais.

Construite en 1977-78, la centrale de Fessenheim est la plus ancienne centrale nucléaire de France encore en opération et se trouve dans une zone à risque sismique.

Les autorités françaises ont à de nombreuses reprises défendu la filière nucléaire depuis l'accident de la centrale de Fukushima au Japon.

M. Lacoste s'est par ailleurs engagé à présenter des plans pour un audit du parc nucléaire français "dès que possible".

Le responsable français participait à la réunion semestrielle des Autorités de sûreté nucléaire des pays d'Europe de l'Ouest (WENRA), une association des autorités nucléaires rassemblant les pays de l'UE et la Suisse, ainsi que plusieurs pays présents en qualité d'observateurs, dont la Russie.

Les ministres européens ont endossé lundi un projet visant à définir des critères communs pour des tests de résistance ("stress tests") qui seront menés sur leurs réacteurs.

Le président du WENRA, le Finlandais Jukka Laaksonen, a annoncé que son organisation présenterait sa proposition sur les procédures des tests de résistance au cours de la réunion du 12 mai de l'ENSREG, qui regroupe les responsables nucléaires des 27 membres de l'UE, ainsi que la Commission européenne.

L'Union européenne compte 143 réacteurs, dont 58 en France.