Ellen MacArthur, les pieds sur Terre

INTERVIEW Agée de 34 ans, Ellen MacArthur publie aujourd4hui sa seconde autobiographie, "Les Pieds sur terre". Une traversée passionnante des multiples vies de la jeune femme. Rencontre...

Fabienne Broucaret

— 

Ellen Mac Arthur présente son bateau sur les Champs Elysées à Paris, en septembre 2007.
Ellen Mac Arthur présente son bateau sur les Champs Elysées à Paris, en septembre 2007. — LYDIE/SIPA

En tant qu’ancienne navigatrice, que représente pour vous la mer ?
Pour moi la mer, c’est la liberté. Quand j’ai navigué pour la première fois à l’âge de quatre ans, j’ai ressenti la plus grande sensation de liberté qu’un enfant puisse imaginer et j’ai encore ces mêmes impressions aujourd’hui quand je suis en mer.

Qu’est ce que la vie en mer a changé chez vous ?
J’espère que ma personnalité n’a pas changé et que je suis restée la même Ellen que quand j’étais gamine. Mais on ne peut pas passer du temps en mer sans apprendre des choses. Ma carrière de navigatrice m’a fait réaliser que l’on vit en mer comme sur terre avec des ressources limitées. C’est quand j’ai fait ce rapport que j’ai créé la fondation Ellen MacArthur.

Quelles sont les missions de votre fondation ?
Son but est d’inspirer les gens, surtout les jeunes, à repenser, redessiner, reconstruire un avenir positif. La fondation n’a pas pour vocation à expliquer les gestes à adopter au quotidien, mais à penser notre avenir en partant du principe que les ressources sont limitées et de plus en plus chères. On fabrique des choses qui ne sont pas biodégradables, ou qui ne sont pas reconditionnées par le fournisseur. Il faudrait produire avec des matériaux qui retournent soit à la terre, soit à l’industrie pour être recyclés indéfiniment. Prenons l’exemple d’un sac plastique. Pour l’instant, c’est quelque chose de mauvais, un déchet que l’on retrouve même en mer. Si l’on conçoit dès le début un sac plastique comme quelque chose qui devient neutre pour le prochain cycle, là ce n’est plus un problème mais une solution. Il faut voir un sac plastique comme une feuille qui tombe d’un arbre. Donc produire des sacs qui puissent devenir des nutriments. On vit dans un système linéaire. Or, le seul système durable est un système circulaire.

L’intégralité de l’interview sur NEOPLANETE