Les appels à un débat public sur le nucléaire "pas dans le tempo"

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Nathalie Kosciusko-Morizet a estimé mercredi que les appels pressants à un référendum et un débat national sur le nucléaire n'étaient pas "pas dans le tempo", estimant que "l'urgence est de faire face à cette crise aux côtés des Japonais" au vu de l'accident en cours à Fukushima.

"Tous les débats sont légitimes, simplement, quand on appelle, ici et là, à un référendum tout de suite, demain, je trouve qu'on n'est pas dans le tempo", a déclaré la ministre de l'Ecologie sur I-Télé et Radio classique.

"On a une crise en cours. Peut-être que l'urgence est de faire face à cette crise aux côtés des Japonais. Nous leur avons proposé notre assistance. Peut-être que l'urgence n'est pas de se concentrer sur un débat national", a-t-elle ajouté, alors que plusieurs ONG et partis politiques ont réclamé un débat public sur les choix énergétiques français.

NKM doit participer mercredi après-midi à une réunion avec la filière nucléaire organisée par l'Assemblée et le Sénat.

"On a un risque de catastrophe majeure", a-t-elle souligné au sujet de la situation à la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon.

"Jusqu'à hier matin, on pouvait penser qu'on était dans un accident très grave, mais que l'essentiel restait confiné. Depuis qu'on sait qu'il y a des débuts de déconfinement (de certains réacteurs), on a des relargages plus importants de radioactivité dans l'environnement et on sait qu'on peut s'acheminer vers une catastrophe", a-t-elle souligné.

"Nous recommandons à tous les Français qui n'ont pas de bonnes raisons de rester à Tokyo, soit de prendre l'avion pour rentrer en France, soit s'ils souhaitent absolument rester au Japon, d'aller un peu plus au sud", a rappelé Nathalie Kosciusko-Morizet.