Les oiseaux migrateurs décimés par les plate-formes off-shore

BIODIVERSITE Plusieurs dizaines de milliers d'oiseaux entreraient chaque année en collision avec les plate-formes en mer. Un problème abordé à partir d’aujourd’hui à la Convention Ospar à Barcelone…

Mickaël Bosredon

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L'eider commun fait partie des espèces prises au piège des plate-formes off-shore lors de leur migration
L'eider commun fait partie des espèces prises au piège des plate-formes off-shore lors de leur migration — SUPERSTOCK/SIPA

Merles, grives, litornes, alouettes, rouge-gorges, eiders communs… Voici quelques-unes des espèces dont les populations sont chaque année décimées lors de leurs migrations. Le coupable ? Les plates-formes off-shore. « Leur navigation est sévèrement perturbée par les flux de lumière artificielle émis par ces plate-formes » explique l’association Robin des Bois. Le sort de ces espèces est abordé à partir de ce lundi 7 mars, et jusqu’au 11 mars, au Comité off-shore de la Convention Ospar à Barcelone. La Convention Ospar réunit les quinze gouvernements, dont la France, des côtes et îles occidentales d’Europe, pour protéger l’environnement marin de l’Atlantique Nord-Est.

Chaque année 50 millions d’oiseaux migrateurs franchissent deux fois par an la Mer du Nord. Combien n’atteignent pas leur but en raison de ces plate-formes ? Impossible de le dire. Mais un rapport présenté par les Pays-Bas aux autres Etats-membres estime qu’une seule plate-forme pourrait être responsable de la mort par collision de 60.000 oiseaux par an.

«L’influence fatale pour les oiseaux des rayonnements lumineux artificiels est connue depuis 1895, rappelle l’association, et elle s’est propagée à partir de 1950 avec l’illumination des tours verticales des aéroports et des raffineries de pétrole.»