Pollution aux particules fines en région parisienne et en Picardie
ENVIRONNEMENT Un nouvel épisode de pollution aux particules fines, le troisième depuis le début de l'année, touche l'Ile-de-France ce mercredi. Il concerne aussi la Picardie...
Le premier seuil d'information à la pollution aux particules fines a été déclenché mercredi matin en Ile-de-France et en Picardie, ont annoncé Airparif et le Centre régional d'information et de coordination routière (CRICR) nord.
Il s'explique par le «passage d'une masse d'air chargée de particules provenant du nord», renforcé «par le temps froid et sec et les émissions de l'agglomération parisienne», précise Airparif. Le niveau d'information et de recommandation est activé quand la concentration de 80 microgrammes par m3 d'air est dépassée pendant 24 heures consécutives. Une «stabilisation» de la situation est prévue pour jeudi.
L'Agence Régionale de la Santé (ARS) appelle les personnes sensibles, comme les enfants, personnes âgées, asthmatiques... à «privilégier les activités calmes».
Selon les résultats du projet européen Aphekom, publiés mercredi, le dépassement du seuil de 10 microgrammes par m3 fixé par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour le niveau moyen annuel de particules fines se traduit par 19.000 morts par an. En France, de nouvelles normes sont progressivement adoptées, suite à une directive européenne. Elles prévoient un seuil d'information à 50 microgrammes par m3 et non plus à 80. Le seuil d'alerte passera alors à 80.
Les particules fines PM10 - d'un diamètre inférieur à 10 microns - et surtout PM2,5 - moins de 2,5 microns - peuvent pénétrer profondément dans les voies respiratoires. Elles sont émises par la combustion (bois, carburants...). Dans les grandes concentrations urbaines, les émissions des véhicules, surtout avec des moteurs diesel, contribuent pour près d'un tiers d'entre elles.