Mieux encadrer les diagnostics de performance énergétique pour éviter les dérives

IMMOBILIER Le ministère de l'Ecologie a réagi aux résultats d'une étude de l'UFC-Que choisir mettant en évidence de grandes disparités dans les diagnostics...

Audrey Chauvet

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Une agence immobilière, à Paris.
Une agence immobilière, à Paris. — APESTEGUY/SIPA

Obligatoire dans les annonces immobilières depuis le 1er janvier, le diagnostic de performance énergétique (DPE) doit encore être amélioré. Mardi, le ministère de l’Ecologie a rappelé que des travaux de fiabilisation étaient en cours pour répondre aux inquiétudes des consommateurs relayées par l’UFC-Que choisir. Dans une enquête publiée lundi, l’association de consommateurs dénonçait de fortes disparités dans les résultats des DPE selon les prestataires qui les réalisent.

Deux ou trois classes différentes pour un même logement

Selon l’enquête menée par l’UFC-Que choisir, un logement pourrait être classé, selon les diagnostiqueurs, dans deux ou trois classes différentes. «Une des maisons enquêtée a été classée, selon les diagnostiqueurs, en C, D ou E, avec une estimation de consommation de 134 kWh à 244 kWh par m2 et par an, soit une facture annuelle variant de 1000 à 1800 euros!», rapporte l’UFC.

L’association de consommateurs s’inquiète de l’impact que peuvent avoir de telles approximations: «Le montant du nouveau prêt à taux zéro est conditionné à la classe énergétique du logement fournie par ce diagnostic. L’absence de fiabilité des diagnostics a donc des conséquences financières plus lourdes encore que celles relatives à la mésestimation de la consommation énergétique».

Premier bilan en avril

En réponse, le ministère de l’Ecologie rappelle qu’une démarche de fiabilisation des DPE est en cours. «Des réunions de consultations avec les fédérations des diagnostiqueurs et l’ensemble des acteurs concernés auront lieu tout au long du mois de mars», précise le ministère, et un premier bilan de ces travaux devrait être publié en avril.

Sept points sont particulièrement suivis par les groupes de travail: l’amélioration des méthodes de calcul pour la réalisation des diagnostics, le perfectionnement du contrôle des diagnostics effectués ou encore la mise en place d’un suivi amélioré des réclamations.