Les lampes à basse consommation, dangereuses pour la santé?

CONSOMMATION Elles pourraient être nocives en raison de leur teneur en mercure...

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En France, un tiers des ampoules basse consommation usagées sont collectées.
En France, un tiers des ampoules basse consommation usagées sont collectées. — MAISONNEUVE / SIPA

La Commission de Sécurité des Consommateurs (CSC) conseille de prendre des précautions lors du choix ou de l'utilisation de lampes à basse consommation, alors que «leur éventuelle nocivité fait débat», indique-t-elle mardi dans un communiqué. Les ampoules à basse consommation, dites aussi lampes fluo-compactes, «ont détrôné les lampes à incandescence classiques, trop gourmandes en électricité», souligne la CSC.

Elles consomment «quatre à cinq fois moins d’énergie pour des performances équivalentes en termes d’éclairage» et d’après les fabricants, leur «durée de vie oscille entre 6.000 et 10.000 heures contre 1.000 heures pour une ampoule classique». Mais «leur éventuelle nocivité fait débat» en termes de teneur en mercure et de niveau d'émission d'ondes électromagnétiques, ajoute la CSC. «En l'état actuel des connaissances», la Commission conseille aux consommateurs de «privilégier l'achat de lampes affichant les quantités de mercure les plus faibles possibles».

Respecter une distance de 30 centimètres

«En cas de bris» d'une de ces lampes, elle recommande de ventiler longuement la pièce et de la quitter, puis de ramasser les débris soigneusement avec des gants et du papier absorbant et de les placer dans des sacs en plastique, mais de ne pas utiliser l'aspirateur, «qui contribue à mettre en suspension dans l'air des particules de mercure». Elle conseille également de se tenir à une distance minimale de 30 centimètres d'une lampe de ce type en cas d'exposition prolongée.

Par ailleurs, la CSC demande aux pouvoirs publics de «déterminer les valeurs maximales d’exposition aux vapeurs de mercure acceptables dans l’air ambiant» et souhaite que «la directive européenne relative à la limitation de l’utilisation de certaines substances dangereuses dans les équipements électriques et électroniques actuellement en vigueur soit révisée» pour prendre en compte «les progrès technologiques», en abaissant «le niveau maximal de teneur en mercure de cinq à moins de deux milligrammes par lampe». De même, la Commission «encourage les professionnels à fabriquer, grâce aux nouvelles technologies disponibles, des lampes contenant le moins de mercure possible et émettant des rayonnements électromagnétiques moins intenses».

La CSC, autorité administrative Indépendante créée par la Loi du 21 juillet 1983 relative à la sécurité des consommateurs, est composée de magistrats des hautes juridictions, de représentants des collèges professionnels et consommateurs et de personnalités qualifiées, précise-t-elle sur son site internet.