Paris va briller un peu moins

ENERGIE Mais c'est pour la bonne cause: la Ville veut réduire de 30% la consommation de son éclairage public...

Mickaël Bosredon
— 
Paris aussi a joué de le jeu d'«Une heure pour la planète» et a éteint les lumières de plusieurs monuments comme la Tour Eiffel ou le palais de l'Elysée.
Paris aussi a joué de le jeu d'«Une heure pour la planète» et a éteint les lumières de plusieurs monuments comme la Tour Eiffel ou le palais de l'Elysée. — B.HORVAT/AFP

La Ville de Paris devrait adopter, lundi 7 février en fin d’après-midi, son nouveau contrat d’exploitation de l’éclairage public. Banal? Pas tant que cela, car pour ce renouvellement, la municipalité a désigné un consortium ETDE-Satelec-Vinci Energies-Aximum, et a cette fois-ci incorporé une clause «d’obligation de résultat» dans le cadre d’un «marché à performance énergétique». L’objectif? Faire diminuer de 30% la consommation énergétique de la capitale à l’horizon 2020. Ce qui correspond aux dispositions adoptées par la Ville en 2007 dans le cadre de son «Plan climat».

Avec plus de 200.000 points lumineux sur son territoire, la municipalité dépense chaque année 12 millions d’euros de crédits d’électricité pour son éclairage. Pour réduire sa consommation, et donc sa facture, la Ville devrait passer progressivement à l’éclairage à LED lors des renouvellements d’ampoules, et moduler l’intensité lumineuse à certains endroits et selon les heures.