Les pandas, un enjeu diplomatique

ANIMAUX Les deux pandas qui vivent à Washington ont fait l'objet de négociations en parallèle de la visite de Hu Jintao aux Etats-Unis…

A.C.

— 

Tian Tian et Mei Xiang, les deux pandas du zoo de Washington, en décembre 2007.
Tian Tian et Mei Xiang, les deux pandas du zoo de Washington, en décembre 2007. — Jessie Cohen/AP/SIPA

Quand Hu Jintao et Barack Obama parlent pandas. Les plantigrades n’ont peut-être pas été à l’ordre du jour des discussions entre les présidents chinois et américains la semaine dernière, mais les relations diplomatiques entre les deux pays ont un impact sur la vie des plantigrades. Plus précisément sur deux d’entre eux: Mei Xiang et Tian Tian, deux pandas prêtés par la Chine au zoo de Washington. Pensionnaires depuis dix ans du parc zoologique américain, ils pourront rester cinq années supplémentaires, a annoncé Zang Chunlin, le secrétaire général de l’association de conservation des animaux sauvages chinoise.

Les bébés pandas rapatriés en Chine

Depuis 2000, les deux pandas «prêtés» par la Chine permettent de financer la recherche pour la protection des pandas en Chine: les Etats-Unis ont versé dix millions de dollars (un peu plus de sept millions d’euros) depuis dix ans. L’agrément qui prolonge de cinq ans la résidence de Mei Xiang et Tian Tian à Washington coûtera 500.000 dollars par an (368.500 euros) aux Etats-Unis, a précisé Zang Chunlin.

Attraction phare du zoo de Washington, les deux pandas ont l’air de se plaire aux Etats-Unis: ils ont donné naissance en juillet 2005 à Tai Shan, qui a été rapatrié en Chine en 2010. «Les bébés pandas appartiennent  à la Chine, et ils doivent être restitués à un certain âge», a rappelé Zang Chunlin aux Américains qui ont regretté le départ de la mascotte du zoo. «Il vit une vie heureuse dans un paradis pour pandas» en Chine, les a assuré Zang Chunlin.

La «diplomatie des pandas» entre les Etats-Unis et la Chine a débuté en 1972: deux pandas avaient été offerts aux Etats-Unis après la visite de Richard Nixon en Chine. Les deux pandas de Washington sont, pour Zang Chunlin, «une belle occasion de renforcer l’amitié» sino-américaine.