Une nouvelle étiquette pour l'électroménager

ENERGIE Une nouvelle étiquette-énergie va apparaître début 2011...

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Magasin d'électroménager Darty à la Défense (Hauts-de-Seine)
Magasin d'électroménager Darty à la Défense (Hauts-de-Seine) — CHAMUSSY/SIPA

Du nouveau sur les réfrigérateurs, lave-linge et lave-vaisselle. Une nouvelle étiquette-énergie va apparaître au premier trimestre 2011, mentionnant trois nouvelles classes énergétiques (A+, A++ et A+++) ainsi que le niveau sonore des appareils, ont annoncé lundi les industriels. La nouvelle version de l'étiquette sera généralisée d'ici le 20 décembre 2011, date à laquelle elle sera obligatoire, a précisé le Groupement interprofessionnel des fabricants d'appareils d'équipement ménager (Gifam).

«Plus lisible» pour les consommateurs, cette nouvelle étiquette comporte notamment trois classes énergétiques supplémentaires (A+, A++ et A+++) et abandonne les trois moins performantes (E, F et G), indique le Gifam. «L'industrie a prôné ces nouvelles classes supérieures afin que le consommateur se rende compte que les progrès se poursuivent», a précisé Patrick Le Dévéhat, directeur technique du Gifam.

Consommation d'eau et niveau sonore plus lisibles

La consommation d'énergie comme la consommation d'eau seront quant à elles désormais exprimées sur une base annuelle, et non plus par cycle d'utilisation, afin de permettre aux consommateurs de mieux se rendre compte des différences entre les appareils, selon M. Le Dévéhat. L'étiquette affichera par exemple la consommation d'eau (en litres) pour 220 cycles de lavage-linge ou 280 cycles de lave-vaisselle, soit l'utilisation moyenne de l'appareil par une famille de quatre personnes, a-t-il ajouté. Enfin, le niveau sonore des appareils (en décibels) apparaîtra désormais systématiquement sur la nouvelle étiquette, a-t-il souligné.

En mai, l'association UFC-Que Choisir avait publié une enquête indiquant qu'acheter un appareil électroménager économe en énergie n'était «pas rentable» car l'économie réalisée sur la facture d'électricité permettait rarement de rembourser l'investissement de départ. Des conclusions qui avaient fait bondir le Gifam qui avait assuré que la majorité des appareils d'électroménagers concernés permettaient un «vrai retour sur investissement».