Suremballage dans la grande distribution, la preuve en video

CONSOMMATION 20minutes.fr s'est rendu dans un hypermarché parisien pour dresser l'état des lieux du suremballage alimentaire. Edifiant…

Mickaël Bosredon
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Entre des pommes en vrac, et des pommes emballées, le prix varie du simple au double. Le prix de l'emballage.
Entre des pommes en vrac, et des pommes emballées, le prix varie du simple au double. Le prix de l'emballage. — A.GLEBART/20MINUTES

A l’occasion de la semaine de réduction des déchets 20minutes.fr est allé dans un hypermarché parisien constater la situation du suremballage des produits alimentaires. Accompagnés d’une représentante de l’association France Nature Environnement (FNE) nous avons pu nous rendre compte de l’immense chantier qu’il reste à réaliser. Les emballages ont effectivement tendance à se multiplier au travers des mini-dosettes ou des canettes de soda qui se réduisent de plus en plus. «Des efforts ont été faits par les industriels, tient à souligner Rachel Louiset, de FNE. Les emballages de packs de yaourts ont tendance à diminuer, par exemple. Mais il reste encore du travail. Et c’est aussi au consommateur de faire entendre sa voix, en n’achetant pas des produits trop consommateurs d’emballage.»

Et ce n’est pas ce qui manque. Rayon des boissons, on peut ainsi désormais trouver des packs de 12 canettes de Coca de 15 cl, à 2,33 € le litre, contre 1,04 € le litre pour le pack de six canettes 33 cl, et 0,77 € le litre pour une bouteille de 2L. Les mini-dosettes de jus de citron sont à 21,88 € le L, contre 9,90 € le L pour le flacon de 100 ml. «Mais il y a encore mieux, rappelle Rachel Louiset, c’est le citron lui-même…» 2,50 € le kg. Les bâtons de surimi, les pots de cornichons, les bûches de fromage de chèvre… Les exemples se multiplient au fil des rayons, où le consommateur ne paye en fait que le surplus d’emballage. «Et la plupart de ces produits sont des produits de grande consommation que l’on peut acheter en assez grande quantité» souligne Rachel Louiset. «L’industriel a tout intérêt à démultiplier ses formats pour créer de la vente additionnelle», décode un responsable des hypermarchés Carrefour.

Une marque avait tenté de retirer le carton entourant le tube de dentifrice. Rejet du consommateur. «Pourtant ce carton est complètement inutile» regrette Rachel Louiset. «Oui, mais en terme de présentation et de valorisation du produit, il vaut mieux un carton aux couleurs attirantes, que des tubes présentés en vrac» nous explique Mathieu Ricou, responsable alimentaire au Carrefour de la Porte d’Auteuil.

Découvrez ici la vidéo de notre reportage sur le suremballage des produits alimentaires>>>