Nokia plus vert que Nintendo selon Greenpeace

PLANETE Le guide de l'électronique verte révèle la prise en compte de l'environnement par les fabricants de matériel électronique...

A.C.

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Décharge de déchets électroniques au Ghana.
Décharge de déchets électroniques au Ghana. — OUEDRAOGO NYABA/SIPA

Qui sera le premier à obtenir 10/10? Pour l’instant, aucun fabricant d’électronique (télévisions, téléphones portables, ordinateurs,...) ne réalise un sans faute dans l’évaluation de Greenpeace, mise à jour fin octobre. Le guide «Greener electronics» classe les marques selon leur utilisation de plastiques PVC, de retardateurs de flamme bromés, le recours aux énergies renouvelables sur les sites de production ou la collecte des appareils en fin de vie. Résultat: Nokia reste premier, tandis que Nintendo arrive bon dernier avec un petit 1,8/10.

Les bons élèves

Comme lors des classements précédents, Nokia arrive en tête avec 7,5/10, suivi de Sony Ericsson (6,9/10). Avec 25% d’énergies renouvelables, Nokia est le fabricant le plus vert en matière d’énergie. Tous les modèles de la marque sont sans PVC depuis la fin 2005 et tous les mobiles et accessoires lancés en 2010 sont fabriqués sans composants bromés. Sony Ericsson a également banni tous les PVC et les retardateurs de flamme de ses produits.

Ex æquo, juste au-dessus de la moyenne, Philips et HP obtiennent 5,5/10. Philips progresse grâce au lancement d’une télévision à LED sans PVC et sans retardateurs de flammes, et HP retire progressivement tous les produits chimiques risqués de ses ordinateurs et écrans.

Samsung fait une progression remarquée, passant de la treizième à la cinquième place, avec 5,3/10, grâce à la réduction de ses émissions de gaz à effet de serre.

Les «peut mieux faire»

Motorola, Panasonic et Sony réussissent à obtenir la moyenne, avec 5,1/10. Leurs bons points se trouvent dans la gestion des produits chimiques et l’efficacité énergétique des nouveaux modèles. Ils restent faibles sur le recyclage de leurs produits et sur l’utilisation d’énergies renouvelables et de plastiques recyclés.

Juste en dessous de la moyenne, Apple et Dell obtiennent 4,9/10. Ils progressent grâce à l’élimination progressive des substances chimiques à risque, mais Apple est tiré vers le bas par une faible réutilisation des plastiques et une part d’énergies renouvelables très faible.

Sharp les suit de près, avec 4,7/10, surtout grâce aux nouveaux modèles nécessitant moins d’énergie que les anciens.

Les derniers de la classe

Des notes assez mauvaises pour Acer (4,1/10), Fujitsu (3,9/10), Lenovo (3,5/10), LG Electronics (3,5/10) et Toshiba (2,3/10). Très peu d’énergies renouvelables pour tous ces fabricants, pas de retrait des PVC et autres produits chimiques bromés chez Lenovo et LG, et en général un mauvais taux de récupération des déchets électroniques expliquent cette position en bas de classement.

A la traîne, Microsoft (1,9/10) et Nintendo (1,8/10). Bien que Microsoft utilise des énergies renouvelables et ait mis en place un programme d’information pour les utilisateurs sur le retour des produits usagés, le groupe ne s’est pas engagé à faire disparaître les plastiques dangereux de ses produits. Les consoles de jeux ne sont toujours pas étudiées pour réduire leur consommation d’énergie. Chez Nintendo, on essaye d’éliminer le PVC des produits mais aucune mesure n’a été mise en place pour la gestion des déchets électroniques (hormis une petite note informative jointe aux produits sur les marchés américain et canadien). Nintendo est surtout pénalisé par ses émissions de gaz à effet de serre, qui augmentent continuellement depuis 2006.