L'étiquette carbone testée à partir de juillet 2011

PLANETE Ce projet de la loi Grenelle sera seulement expérimenté…

A.C. avec AFP
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Exemple d'étiquetage environnemental sur un paquet de yaourts.
Exemple d'étiquetage environnemental sur un paquet de yaourts. — MEIGNEUX/SIPA

Un petit paquet de chips de 30g, c’est 165 kilocalories, 10g de lipides et 75g de CO2. A partir du 1er juillet 2011, une expérimentation de l’étiquetage environnemental permettra de connaître la quantité de CO2 émise par la fabrication, le transport et l’emballage des produits alimentaires mais aussi de l’habillement et de l’électroménager.

Prévu par la loi Grenelle, l'affichage environnemental devait être obligatoire dès le 1er janvier 2011, mais après amendement, il ne donnera lieu qu’à une expérimentation sur un an à partir de juillet prochain, a confirmé jeudi Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’Ecologie.

Carbone mais aussi eau, rejets et ressources

L'affichage devra comporter le contenu carbone des produits, ainsi que d'autres impacts environnementaux comme la consommation en eau, les rejets toxiques ou la durabilité des ressources naturelles, a précisé Chantal Jouanno, lors d'un colloque organisé par l'Association nationale des industries de l'agroalimentaire (Ania).

 Pour évaluer le poids carbone des produits, les fabricants et distributeurs devront effectuer des analyses de cycle de vie (ACV): ces études, menées par des cabinets spécialisés, permettent de retracer tous les impacts environnementaux du produit, de sa conception à son recyclage ou sa mise au rebut.

Vers une méthode harmonisée

L‘Ania a présenté jeudi les conclusions d'une expérimentation réalisée en partenariat avec l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) sur 300 références dont 150 alimentaires, qui a permis de mettre en avant certaines difficultés.

«Les bases de données disponibles sont insuffisantes» et «certaines informations liées au transport et à la fabrication sont difficiles à obtenir notamment lorsque le produit est conçu à l'étranger», indique l'Ania, qui appelle au «développement d'une méthode d'évaluation commune et harmonisée, applicable à l'ensemble des secteurs concernés».