Encore pas mal de freins à la voiture électrique

ENVIRONNEMENT Selon une enquête exclusive réalisée par Modulowatt pour 20minutes.fr au Salon de l'auto, aux yeux du grand public, le véhicule électrique ce n'est pas pour demain...

M.B.

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Borne de recharge électrique Mitsubishi lors du Mondial de l'auto à Paris, qui s'achève ce week-end.
Borne de recharge électrique Mitsubishi lors du Mondial de l'auto à Paris, qui s'achève ce week-end. — JPDN/SIPA

Les pompes à essence ont encore de beaux jours devant elles. Dans une enquête réalisée par Modulowatt au Salon de l’automobile, en exclusivité pour 20minutes.fr, la majorité des personnes interrogées (68%) pensent que le véhicule électrique ne s’imposera pas avant 5 ans. Ils sont 45% à estimer que ce sera «dans 5 à 10 ans» et 23% «dans 10 à 20 ans». Il reste certainement à régler la question de l’autonomie: 91 % des personnes sollicitées pensent qu’une voiture électrique est «intéressante» au-delà de 150 km d’autonomie. Soit à peu près la limite actuelle…

Un plébiscite pour la recharge à domicile

La problématique de la recharge sur la voie publique ne recueille pas de véritable plébiscite: seuls 22% seraient prêts à l’accepter, un peu plus (41%) si cette recharge se situe «en bas de chez moi». Mais la grande majorité (61%) préfèrerait recharger à domicile (plusieurs réponses étaient possibles à cette question). Dans la même veine, la peur de la «panne sèche» reste un frein à l’achat: 53% des sondés estiment qu’il faudra recharger le véhicule dès que l’autonomie restante est de 20 à 50 km.

Enfin 70% placent la «démarche écologique responsable» comme raison première à l’achat d’un véhicule électrique, et 53% seraient prêts à assumer un surcoût de 1.000 à 2.500 euros, mais 33 % ne sont prêts à aucun effort financier.