La Niña s'installe pour six mois

PLANETE Ouragans et moussons importantes sont à prévoir...

A.C. avec AFP

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En Chine, la Nina a réchauffé la température de surface des mers, comme à Qingdao où les baigneurs étaient nombreux en août 2010.
En Chine, la Nina a réchauffé la température de surface des mers, comme à Qingdao où les baigneurs étaient nombreux en août 2010. — Peng Neng/SIPA

Ils se succèdent et apportent leur lot de pluies, ouragans et tempêtes. Après El Niño, c’est le phénomène climatique La Niña qui est réapparu en juillet. Désormais bien installée, La Niña devrait durer encore six mois, annonçant des moussons plus intenses et plus d'ouragans, a prévenu lundi l'Organisation météorologique mondiale (OMM).

Des moussons plus actives en Asie

En modifiant les météos locales, La Niña peut avoir des conséquences importantes sur les récoltes agricoles et les prix des produits alimentaires dans les pays touchés par le phénomène.

Selon l'OMM, La Niña s'accompagne en général de fortes pluies en Indonésie, Malaisie et Australie, de périodes de sécheresse en Amérique du Sud, de tempêtes dans l'Atlantique tropical, de vagues de froid en Amérique du Nord et d'un temps pluvieux dans le sud-est de l'Afrique. Ainsi, «les moussons devraient être plus actives que la normale» dans les prochains mois, a relevé Rupa Kumar Kolli, chef de la Division des services et applications Climat de l'OMM.

Par ailleurs, les Etats-Unis devraient être confrontés à une saison des ouragans plus violente, tandis que la côte ouest de l'Amérique du sud devrait connaître des «conditions plus sèches qu'habituellement», a-t-il ajouté.

Pas de lien direct avec le climat européen

Pour l'Europe, l'influence des deux phénomènes sur le climat n'est toujours pas avérée scientifiquement, selon l'OMM. «Nous n'avons vraiment par de signaux forts qui lient La Niña et El Niño au climat du continent européen», a expliqué Rupa Kumar Kolli.

El Niño, qui a dominé ces deux dernières années, a été remplacé par La Niña au mois de juillet. A l'opposé d'El Niño, La Niña se caractérise par une hausse des températures de surface de la mer des secteurs central et oriental du Pacifique.