L'appel d'offres pour le premier parc éolien off-shore dans «quinze jours»

ENVIRONNEMENT Quelque 600 éoliennes seront installées le large des côtes françaises d'ici à 2015...

M.B.

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Le site off shore "Alpha Ventus", au large de l'île de Borkum, en Allemagne, compte une douzaine d'éoliennes.
Le site off shore "Alpha Ventus", au large de l'île de Borkum, en Allemagne, compte une douzaine d'éoliennes. — AFP PHOTO DDP / DAVID HECKER GERMANY OUT

Jean-Louis Borloo a annoncé lundi 4 octobre, que l’appel d’offres pour le premier parc éolien en mer, sera lancé «d’ici à quinze jours». Il porte sur une dizaine de sites le large des côtes françaises, qui seront dévoilés à cette occasion. La Normandie et la Bretagne sont sur les rangs, bien que leurs projets respectifs soient contestés localement, pour des problèmes de pollution visuelle et de gêne pour les pêcheurs. «Nous avons donné des délais supplémentaires pour laisser la concertation aller à son terme», explique-t-on dans l’entourage du ministre.

Ce parc portera au total sur 600 éoliennes, et devrait produire 3000 MW par an. Leur livraison est prévue pour 2015.

 Le décollage de l’éolien

 «La différence principale entre une éolienne terrestre, et une éolienne maritime, porte sur la taille et la puissance. Une éolienne en mer tournera 3.000 heures par an en moyenne, 40% de plus qu’une éolienne à terre.»

Pour les sites retenus en mer Méditerrannée et en Atlantique, il faudra développer «de nouvelles techniques», en raison de la profondeur de ces eaux, que l’on ne rencontre pas en mer du Nord, par exemple.

Selon les derniers chiffres du ministère du Développement durable, le parc éolien a franchi cette année la barre des 4.500 MW, soit une hausse de 84,5% en seulement deux ans. Chaque année plus de 1.000 MW sont raccordés au réseau, soit la puissance d’une centrale nuclaire.