James Cameron se mobilise contre les sables bitumineux

PLANETE Le cinéaste s'inquiète de l'exploitation du pétrole au Canada...

A.C. avec AFP

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Le réalisateur James Cameron lors d'une conférence de presse le 28 septembre 2010 à Edmonton, au Canada.
Le réalisateur James Cameron lors d'une conférence de presse le 28 septembre 2010 à Edmonton, au Canada. — John Ulan/AP/SIPA

Après l’Amazonie, James Cameron cherche peut-être l’inspiration pour un prochain film dans son pays natal, le Canada. Plus précisément dans la province de l’Alberta, où il s’est rendu ce mercredi. Entouré de plusieurs chefs indiens, le cinéaste canadien a mis en garde contre l'expansion des mines de sables bitumineux, affirmant qu'elles risquent de devenir «une malédiction, si cela n'est pas géré correctement».

Le pétrole, atout ou malédiction?

A l’issue d’une visite de trois jours en Alberta, l’auteur du film Avatar a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il est revenu sur l’exploitation des sables bitumineux, accusée de défigurer des territoires immenses de l’Ouest canadien: «Ce sont des ressources extraordinaires et je comprends parfaitement pourquoi tous galopent vers elles et veulent les exploiter le plus rapidement possible, parce que c'est la plus grande réserve de brut après l'Arabie Saoudite. Dans un avenir manquant d'énergie, c'est un atout qui changera réellement la situation du Canada», a-t-il déclaré.

Toutefois, il a mis en garde sur le danger que cette exploitation constitue pour l’environnement et les populations locales: «Ce sera une malédiction, si cela n'est pas géré correctement». En présence de plusieurs chefs autochtones, qui ont affirmé que le développement des mines avait un impact sur leur santé et lésait leurs droits de chasse, de pêche et de cueillette, James Cameron a demandé que les Amérindiens soient écoutés et leur a apporté son soutien. Les populations vivant sur les bords de la rivière Athabasca «ont peur de boire son eau, de manger les poissons et de laisser les enfants se baigner», a-t-il raconté.

Cinéaste et porte-parole des peuples indigènes

Lors de la conférence de presse, James Cameron est resté mesuré, demandant simplement à ce qu’une «solution constructive» soit trouvée. Mais selon les propos rapportés dans un communiqué de l’organisation écologiste Sierra Club, le réalisateur estime que pour s'assurer un «avenir sain», l'humanité devrait «décrocher du pétrole aussi vite que possible», et appelle le président Barack Obama à ne pas approuver un projet d'oléoduc devant transporter le produit des sables bitumineux vers les Etats-Unis.

«Plutôt que permettre à TransCanada de construire l'oléoduc Keystone XL à travers six Etats, M. Obama devrait soutenir des investissements qui nous font avancer énergiquement vers un nouvel avenir énergétique», a déclaré James Cameron devant les écologistes.

Symbole de la lutte pour la défense des indiens d’Amazonie, James Cameron pourrait devenir un porte-voix important pour les peuples indigènes du monde entier.