Le gouvernement publie une liste d'établissements scolaires construits sur d'anciens sites industriels

ENVIRONNEMENT Des opérations y seront menées pour rechercher d'éventuels risques pour la santé...

J. M. avec AFP

— 

Une cour de recreation
Une cour de recreation — GILE MICHEL/SIPA

«Il n'y a pas d'alerte sanitaire ou environnementale dans ces établissements.» Si le directeur de la Direction générale de la prévention des risques Laurent Michel prend soin de désamorcer tout mouvement de panique, c'est parce que le gouvernement a publié ce lundi une liste potentiellement anxiogène: celle des établissements scolaires bâtis sur d'anciens sites industriels où seront conduits, à partir de juillet, des diagnostics pour détecter d'éventuels risques sanitaires.

>> Pour consulter la liste des établissements concernés, cliquez ici

Cette première partie d'une liste qui sera complétée par la suite contient quelque 1.200 établissements bâtis sur d'anciennes usines, fonderies, garages, ou autres imprimeries. Les diagnostics visent à vérifier que d'éventuels polluants (hydrocarbures, solvants de dégraissage, métaux lourds...) présents dans les sols depuis des décennies ne dégradent pas le réseau d'eau potable, le sol des jardins et aires de jeux ou encore l'air dans les salles de classe.

«Poches de pollution»

L'opération est cependant décrite comme «une démarche d'anticipation» prévue par le Grenelle de l'environnement. Les diagnostics donneront lieu à des visites dans les écoles concernées (une demi-journée à deux jours), des prélèvement de sols (une demi-journée à une journée) et, en cas d'identification de concentrations de polluants, des contrôles sur la qualité de l'air.

Le cas échéant, des travaux pourront être effectués pour enlever ou recouvrir des «poches de pollution» afin d'écarter tout risque sanitaire. Au total, un peu plus de 2.000 sites sont concernés, pour un coût évalué à environ 50 millions d'euros. L'opération s'étalera sur 4 à 5 ans. «Il ne devrait pas y avoir de très nombreux cas ni de travaux extrêmement lourds», assure Laurent Michel, s'appuyant sur l'expérience pilote menée en Haute-Garonne et dans le Val-d'Oise.