A Toulouse, des trottoirs qui créent de l'électricité

ENVIRONNEMENT Un trottoir qui produit de l'électricité a été expérimenté à Toulouse...

Audrey Chauvet

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Le trottoir générateur d'électricité en expérimentation à Toulouse.
Le trottoir générateur d'électricité en expérimentation à Toulouse. — AFP

Courant avril, la ville de Toulouse a expérimenté un trottoir qui produit de l’électricité. Pour l’instant, ce sont seulement quelques dalles qui ont été installées en centre-ville mais «ce système unique au monde nous permet d’entrevoir toute une série d’applications pour la ville» explique Alexandre Marciel, adjoint au maire de Toulouse chargé du développement durable.

Danser ou marcher, l’important c’est de bouger

Equipées de micro-capteurs et reliées à une batterie qui stocke l’énergie libérée par les passants, les dalles produisent environ 30 watts. Juste de quoi faire fonctionner les réverbères qui les surplombent, mais à terme «on pourrait envisager de stocker l’énergie fournie dans la journée par les passants que l’on restituerait la nuit quand il y a moins de marcheurs» prévoit Alexandre Marciel.

Ce trottoir intelligent utilise la même technique que le «Sustainable Dance Floor» inauguré dans une boîte de nuit de Rotterdam fin 2008. Au Watt, il suffit de danser pour produire de l’énergie. Mais à Toulouse, pas besoin de se trémousser dans la rue: la technologie a été adaptée pour que des pas suffisent à générer de l’électricité.

La ville rose leader de l’innovation verte

Les huit dalles installées à Toulouse sont une première mondiale, qui pourrait inspirer d’autres utilisations, notamment dans les lieux très fréquentés comme les gares ou les stades de sport. Le stade de football de Rotterdam pourrait bientôt expérimenter le projet.

Avec ce test de trottoir intelligent, la ville rose s’impose comme leader dans l’innovation verte: fin 2009, ce sont des réverbères réagissant à la chaleur humaine qui avaient été installés. Ces réverbères ne s’allument que lorsqu’ils détectent une présence, ce qui évite des heures d’éclairage inutile. Un moyen pour les villes de faire des économies et compenser le coût encore élevé de ces équipements écologiques.