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lendemain de manifDeux opposants à l'A69 condamnés, dont un à de la prison ferme

A69 : Deux opposants condamnés, dont un « tennisman » à de la prison ferme

lendemain de manifAprès un week-end d’affrontements dans le Tarn, deux opposants à l’A69 entre Toulouse et Castres ont été condamnés ce lundi en comparution immédiate. A la grande satisfaction du préfet
Les affrontements du dimanche 11 février entre opposants à l'autoroute A69 et forces de l'ordre, à Saïx.
Les affrontements du dimanche 11 février entre opposants à l'autoroute A69 et forces de l'ordre, à Saïx. - Valentine Chapuis / AFP
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Les affrontements du week-end à Saïx (Tarn) entre opposants à l'A69 et les forces de l’ordre vont laisser des traces. Deux militants anti-autoroute ont été condamnés ce lundi en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Castres. Le premier, un homme de 45 ans, a écopé d’une peine de quatre mois de prison ferme qu’il devra purger sous bracelet électronique. Il était jugé pour avoir jeté, samedi, des projectiles contre les forces de l’ordre, en lisière de la ZAD que les opposants ont installé sur un terrain privé pour tenter d’empêcher la coupe de nouveaux arbres. « J’ai renvoyé des palets en plastique » à l’aide d’une raquette, a reconnu le quadragénaire devant le tribunal.

Un autre opposant à l’autoroute Toulouse-Castres a été condamné à six mois de prison avec sursis, assortis de 5 ans de mise à l’épreuve, pour avoir insulté vendredi les forces de l’ordre et s’être rebellé lors de son interpellation. Cet homme de 31 ans a concédé ne pas avoir été « facile à attraper », tout en précisant : « Je ne suis pas pour la violence, c’est absolument faux ».

« Les délinquants n’auront pas le dernier mot »

Dans un communiqué, Michel Vilbois, le préfet du Tarn, salue ce lundi ces deux condamnations. « Les délinquants n’auront pas le dernier mot », assure le représentant de l’Etat.

L’autoroute A69, dont les travaux ont largement commencé, doit être mise en service fin 2025. L’Etat et la plupart des élus locaux y voient un instrument de désenclavement et de développement économique pour le sud du Tarn. Les nombreux opposants au projet, rejoints ce week-end par l’égérie de la lutte pour le Climat Greta Thunberg, dénoncent un projet « anachronique » et « écocide ».

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