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PLANETELe Brésil décide de rejoindre l’Opep +, Greenpeace critique ce choix

COP28 : « C’est inacceptable »… Greenpeace critique la décision du Brésil de rejoindre l’Opep +

PLANETELe président brésilien Lula a confirmé ce samedi à Dubaï que son pays allait rejoindre l’Opep +
Le président brésilien Lula.
Le président brésilien Lula. - Peter Dejong/AP/SIPA / SIPA
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

C’est officiel. Ce samedi, à Dubaï, le président brésilien Lula a confirmé que son pays allait rejoindre l’Opep +, dans le but de « convaincre les principaux pays producteurs de pétrole » de préparer la transition énergétique « sans combustibles fossiles ». L’invitation du Brésil avait été annoncée jeudi, lors d’une réunion de l’Opep +, alliance formée par les treize membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et dix pays partenaires, dont la Russie. L’adhésion doit avoir lieu en janvier.

« Tout le monde était effrayé à l’idée que le Brésil rejoigne l’Opep (…) Mais le Brésil ne va pas rejoindre l’Opep. Le Brésil va rejoindre l’Opep + », a déclaré Lula à Dubaï, lors d’une table ronde de la COP28, la conférence de l’ONU sur le climat. « C’est comme quand je suis invité à participer au G7. J’y vais et j’écoute. Je ne parle qu’après qu’ils ont pris une décision. Je ne décide de rien », a ajouté le chef de l’Etat brésilien. En mai dernier, Lula avait été invité à prendre part au sommet du G7, au Japon.

Un rôle d’observateur

Vendredi, le président de la compagnie brésilienne Petrobras, Jean-Paul Prates, avait affirmé que le Brésil devrait rejoindre l’Opep + en qualité d'« observateur », écartant la possibilité de voir son pays adhérer à des quotas de production décidés par l’organisation. Mais Lula compte tout de même jouer un rôle dans les débats sur la transition énergétique. « C’est important de prendre part à l’Opep +, car il faut convaincre les principaux pays producteurs de pétrole qu’ils doivent se préparer à la fin des combustibles fossiles », a-t-il dit.

Plus important producteur de pétrole d’Amérique latine, avec notamment de vastes réserves dans des gisements off shore présalifères, le Brésil a affiché en septembre une production de brut de 3,7 millions de barils par jour, selon les données du groupe Argus, soit une hausse de près de 17 % sur un an et « un niveau record ».

« C’est inacceptable »

Cette confirmation de l’adhésion du Brésil à l’Opep + a suscité des critiques de la part de mouvements écologistes. « Le Brésil dit une chose, mais en fait une autre à la COP28. C’est inacceptable que le pays qui dit défendre l’objectif de limiter le réchauffement de la planète à 1,5 °C, annonce à présent son alignement au groupe des plus grands producteurs de pétrole au monde », a réagi Leandro Ramos, de l’antenne brésilienne de Greenpeace, cité dans un communiqué.

Lula se présente à la COP28 en champion de la lutte contre le réchauffement climatique, affichant une importante réduction de la déforestation en Amazonie depuis son retour au pouvoir en janvier. Mais il fait par ailleurs l’objet de critiques en raison d’un projet d’exploration pétrolière de la compagnie publique Petrobras, près de l’embouchure de l’Amazone.

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