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Changement climatiqueLa pollution au CO2 devrait atteindre un nouveau record en 2023

La pollution au CO2 devrait atteindre un nouveau record en 2023, selon des scientifiques

Changement climatiqueLes émissions de dioxyde de carbone devraient augmenter de 0,5 à 1,5 % en 2023, selon des chiffres préliminaires
La ville de Chiang Mai au nord de la Thaïlande, en avril 2023, couverte d'un épais nuage de pollution.
La ville de Chiang Mai au nord de la Thaïlande, en avril 2023, couverte d'un épais nuage de pollution. - LILLIAN SUWANRUMPHA / AFP
20 Minutes avec AFP

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L'essentiel

Les émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2), essentiellement dues à la combustion des énergies fossiles et à l’origine du réchauffement de la planète devraient augmenter d’environ 1 % pour atteindre un nouveau record en 2023, ont annoncé mardi des scientifiques dans une étude préliminaire.

Si l’humanité veut atteindre ses objectifs de réduction de près de moitié des émissions de la pollution carbone au cours de cette décennie et ainsi limiter les effets désastreux sur le climat, les émissions mondiales auraient dû diminuer d’environ 5 % cette année, explique Glen Peters, directeur de recherche à l’institut de recherche climatique CICERO, en Norvège. Or, au lieu de cela, elles continuent d’augmenter : rien qu’en 2023, elles devraient progresser de 0,5 à 1,5 %, selon les travaux du chercheur.

L’objectif le plus ambitieux des accords de Paris difficilement tenable

Ces chiffres, qui seront définitivement publiés en décembre, montrent à quel point il sera difficile de réduire les émissions suffisamment rapidement pour atteindre l’objectif le plus ambitieux de l’accord de Paris visant à limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C au-dessus des niveaux préindustriels. Un réchauffement au-delà de ce seuil risque de déclencher de dangereux points de basculement dans le système climatique, préviennent les scientifiques depuis plusieurs décennies.

Plus tôt cette année, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a déclaré que, pour la première fois, la demande mondiale de pétrole, de gaz et de charbon devrait atteindre son maximum cette décennie en raison de la croissance « spectaculaire » des technologies énergétiques plus propres et des voitures électriques. Mais Glen Peters n’est pas convaincu : « Ce qui me préoccupe, c’est que nous faisons la moitié du travail, en développant les énergies propres, et que nous ne faisons pas l’autre moitié du travail, en nous éloignant des combustibles fossiles », explique-t-il.


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