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préventionL’Italie veut déplacer les ours après l’attaque mortelle d’un joggeur

Italie : Le gouvernement étudie le déplacement « massif » d’animaux après l’attaque mortelle d’un joggeur

préventionIl y aurait une centaine d’ours bruns dans la province autonome du Trentin
120 à 200 ours sont présents en Italie, essentiellement dans le Trentin et les Abruzzes
120 à 200 ours sont présents en Italie, essentiellement dans le Trentin et les Abruzzes - Pixabay / Pexels / Pixabay
20 Minutes avec agences

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Le ministre de l’Environnement italien a annoncé, mardi, envisager de déplacer un grand nombre d’ours de la région du Trentin vers d’autres régions après la mort d’un joggeur, la semaine dernière, tué par un plantigrade. Selon les autorités locales, une centaine d’ours bruns peuplent aujourd’hui les zones montagneuses et boisées de la province autonome du Trentin, alors que le plan de réintroduction lancé à la fin des années 1990 n’en prévoyait que la moitié environ.

Or, si de rares rencontres entre l’homme et l’animal, sans conséquences graves, se sont produites depuis lors, la mort le 5 avril d’un joggeur de 26 ans a provoqué la colère des habitants et des édiles locaux. L’ours responsable de la mort d’Andrea Papi a été identifié grâce aux prélèvements génétiques effectués sur le corps de la victime et va être abattu. Les services de gestion de la faune étudient également l’abattage d’autres individus susceptibles de représenter un danger immédiat pour les populations.

Première attaque mortelle sur l’homme depuis cent cinquante ans

En outre, le ministre de l’Environnement, Gilberto Puichetto, et le président de la province, Maurizio Fugatti, ont convenu, mardi lors d’une réunion à Rome, d’étudier « un plan de déplacement de masse [des ours du Trentin vers d’autres régions] avec le maintien dans la province du Trentin d’un nombre d’individus acceptable ». Ils considèrent que la population d’ours sur ce territoire est trop dense et fait peser un risque croissant sur la population, mais ils n’ont pas précisé combien d’ours pourraient être déplacés ni dans quelles régions de l’Italie ils seraient répartis.

D’ici là, les forces de l’ordre locales pourraient être dotées de « répulsif anti-ours », ont-ils souligné dans un communiqué. Le ministre de l’Environnement s’est engagé à en discuter avec son collègue de l’Intérieur. Il y a entre 120 et 200 ours en Italie, essentiellement dans le Trentin et les Abruzzes. La mort d’Andrea Papi est la première tragédie de cette nature recensée depuis au moins cent cinquante ans.

« On ne peut pas déplacer comme ça un animal sauvage »

La confédération agricole Coldiretti a appelé, mardi, à l’adoption d’un « plan national de gestion de l’ours, du loup et du sanglier ». « Le risque est la disparition de l’homme dans les montagnes et les régions intérieures du fait de l’abandon de milliers de familles et de tant de jeunes qui sont revenus à la terre pour restaurer la biodiversité par la relance de races historiques de vaches, de chèvres et de moutons », a-t-elle indiqué dans un communiqué.



L’ONG environnementale Legambiente dénonce au contraire « une gestion par la peur » des difficultés de cohabitation entre l’homme et les espèces sauvages, et des « hypothèses farfelues » pour les résoudre. « Déplacer les ours ? Où ? On ne peut pas déplacer comme ça un animal sauvage né sur un territoire donné », a réagi Antonio Nicoletti, responsable des aires protégées et de la biodiversité de l’association, interrogé par l’AFP.

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