Des atlas pour protéger la faune et la flore françaises

ENVIRONNEMENT La faune et la flore des communes françaises au sommaire des atlas de la biodiversité…

Audrey Chauvet

— 

Coquelicots, abeilles, pâquerettes...seront recensés dans les atlas de la biodiversité.
Coquelicots, abeilles, pâquerettes...seront recensés dans les atlas de la biodiversité. — TOURNERET/SIPA

Votre jardin ou le bois proche de chez vous abritent peut-être des espèces rares de plantes, d’insectes ou d’animaux. C’est ce que vont chercher à savoir les atlas de la biodiversité, lancés aujourd’hui par Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, dans le cadre de l’Année internationale de la biodiversité. Les atlas de la biodiversité dans les communes, ou «ABC», consistent à inventorier et cartographier la biodiversité de chaque commune : faune et flore seront répertoriés pour établir un «profil de biodiversité communale». 

Mobilisation locale et sensibilisation

Toutes les communes de France, départements d’Outre-Mer compris, peuvent s’engager dans la réalisation d’un atlas de la biodiversité. Plusieurs outils sont mis à leur disposition par le ministère du Développement durable afin de faciliter la démarche, notamment un cahier des charges type et une équipe régionale de sensibilisation. 

Le but de l’opération est surtout de mobiliser et sensibiliser le grand public à la préservation de la nature. Toute personne volontaire pourra donc se joindre aux professionnels et associations qui mèneront les travaux. Pour compléter les équipes, les communes auront la possibilité d’accueillir deux ou trois jeunes en service civique volontaire.

Connaître pour protéger

Ces atlas devraient permettre de mieux connaître les espèces animales et végétales locales, pour mieux les protéger et les valoriser. Les politiques d’aménagement du territoire pourront ainsi prendre en compte les lieux d’habitat des animaux ou les zones végétales à préserver. Plusieurs inventaires du même type ont déjà été réalisés en France (notamment en Seine-et-Marne), au Québec ou au niveau mondial par l’UNEP (Programme des Nations Unies pour l’environnement).

La France abrite des écosystèmes très variés et un nombre impressionnant d’espèces animales et végétales : 4.900 espèces de plantes «indigènes» (originaires de France), 35.200 espèces d’insectes, environ un millier d’animaux vertébrés. Menacées entre autres par la pollution des milieux naturels et la déforestation, ces espèces constituent une richesse naturelle à protéger. Des enjeux écologiques mais aussi économiques : tourisme, artisanat local, agriculture… Autant d’activités qui dépendent en grande partie de fragiles écosystèmes qui seront étudiés dans les atlas de la biodiversité. Des atlas qui, espérons le, ne seront pas des inventaires avant disparition…