Saône-et-Loire : Des renards retrouvés pendus, une asso promet 10.000 euros pour retrouver le coupable

enquete Lundi, les habitants de Dracy-Saint-Loup, commune rurale de 625 habitants, ont découvert les cadavres des canidés pendus à un panneau de localisation

20 Minutes avec AFP
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Depuis 2017, l'arche de Cerise accueille des renards mal en point.
Depuis 2017, l'arche de Cerise accueille des renards mal en point. — Karen Arnold / Pixabay

Ce lundi, les habitants de Dracy-Saint-Loup, commune rurale de 625 habitants de Saône-et-Loire, ont découvert les cadavres de deux renards pendus à un panneau de localisation. Ces derniers ont rapidement été retirés par les gendarmes et une enquête a été ouverte, selon la mairie. Cet acte, considéré comme « honteux » par le maire sans étiquette Jean-Claude Lhoste, a aussi déclenché l’ire de plusieurs associations et militants pour la défense des animaux et de la biodiversité.

Parmi celles-ci, One Voice a lancé un appel, s’engageant « à verser la somme de 10.000 euros » à celui ou celle qui lui « transmettrait des informations solides permettant d’identifier formellement (…) les personnes responsables de ces actes ». « Ces informations seront alors transmises au procureur de la République dans le cadre d’une plainte de l’association », a ajouté One Voice dans un communiqué publié mardi.

Chaque année, entre 600.000 et un million de renards sont tués en France

Car selon l’association, « au-delà de la monstruosité de cette mise en scène, ces actes constituent des infractions pénales », sur la législation sur la chasse et concernant l’abandon illégal de « déchets » sur la voie publique.

De son côté, le maire regrette la mauvaise publicité faite à Dracy-Saint-Loup, village situé à 8 km d’Autun, aux confins du Morvan. « J’aime bien qu’on parle de mon village, mais pas de cette manière, a-t-il déploré. Il y a d’autres choses à raconter sur Dracy, comme la construction en cours d’une voie verte vers Autun. »


Chaque année, entre 600.000 et un million de renards sont tués en France dans le cadre de la chasse à tir ou à courre, le déterrage, le piégeage et les battues administratives, selon l’Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas). Depuis un arrêté de 2019, ils figurent parmi les « espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD) », notamment en raison des maladies qu’ils peuvent propager. En dehors des périodes de chasse, ils peuvent donc être piégés ou déterrés toute l’année ou tués sur les terres avicoles ou sur autorisation préfectorale.

Les associations contestent ce classement, vantant notamment leurs vertus écologiques au titre de la régulation des rongeurs qui occasionnent des dégâts sur les cultures et véhiculent d’autres maladies.