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Haute merMacron pour « l’interdiction » de l’exploitation des grands fonds marins

COP27 : La France « soutient l’interdiction de toute exploitation des grands fonds marins », affirme Emmanuel Macron

Haute mer
Le président français a aussi promis la mise en place de « programme de préservation positive » pour protéger les « écosystèmes critiques »
Le président français Emmanuel Macron prononce un discours lors du sommet sur le climat COP27 à Sharm el-Sheikh, en Égypte, lundi 7 novembre 2022.
Le président français Emmanuel Macron prononce un discours lors du sommet sur le climat COP27 à Sharm el-Sheikh, en Égypte, lundi 7 novembre 2022. - Ludovic Marin/AP/SIPA / SIPA
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Une position assumée et que le président français portera « dans les enceintes internationales ». Emmanuel Macron a plaidé lundi à la COP27 en Egypte pour une « interdiction de toute exploitation des grands fonds marins ». « Les océans doivent être ce qu’a été, au fond, l’espace, il y a quelques années : c’est une nouvelle frontière pour la coopération et le multilatéralisme », a-t-il déclaré à la tribune du sommet de l’ONU pour le climat à Charm el-Cheikh.

La France, « au rendez-vous de ses engagements », « soutient l’interdiction de toute exploitation des grands fonds marins », a-t-il ajouté. En juin, le chef de l’Etat français avait déjà défendu, lors de la conférence des Nations unies pour les océans, l’élaboration d’un « cadre légal pour mettre un coup d’arrêt à l’exploitation minière des fonds en haute mer et ne pas autoriser de nouvelles activités qui mettraient en danger les écosystèmes océaniques ».



Des députés français de tous bords et des associations ont demandé fin octobre que la France traduise cette volonté en s’engageant en faveur d’un moratoire de dix ans au moins sur l’exploitation minière des fonds marins. L’élu écologiste Nicolas Thierry a déposé lundi à l’Assemblée nationale une résolution en ce sens cosignée par 168 députés. Ils demandent un tel moratoire au sein de l’Autorité internationale des fonds marins (AIFM) qui se réunit jusqu’au 11 novembre en Jamaïque.

Le président Macron a aussi promis la mise en place de « programme de préservation positive » pour protéger les « écosystèmes critiques - les forêts anciennes, les tourbières, les mangroves ou les zones humides ». « Nous devons donc urgemment reconnaître à ces écosystèmes un statut particulier et proposer aux États qui les abritent des contrats politiques et financiers pour les aider à les préserver », a-t-il dit, précisant que le Gabon, la Colombie et les Philippines avaient « adhéré » à cette démarche lors d’une rencontre lundi à la COP27. « Nous nous retrouverons à Libreville début 2023 pour adopter des plans d’actions très concrets lors d’un One Forest Summit » co-organisé avec son homologue gabonais Ali Bongo, a ajouté le président français.

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