20 Minutes : Actualités et infos en direct
NAUFRAGEUn voilier français sombre après une attaque d’orques au large du Portugal

Un voilier français sombre après une attaque d’orques au large du Portugal

NAUFRAGEAu moins cinq orques ont lancé plusieurs assauts contre l’embarcation
Selon des spécialistes, les orques ne sont pas dangereuses pour les êtres humains. Illustration
Selon des spécialistes, les orques ne sont pas dangereuses pour les êtres humains. Illustration - Efraimstochter / Pixabay / Pixabay

C’est une sortie en mer dont ils se souviendront longtemps. Le 1er novembre dernier, quatre amis se trouvaient à bord d’un voilier de 12 mètres au nord de Porto (Portugal). Un groupe d’orques a alors attaqué leur bateau pendant 45 minutes. « De façon méthodique, les orques donnaient des coups de boutoir dans la coque. On s’est retrouvé avec une voie d’eau et un trou béant de plus de 80 centimètres à l’arrière » a expliqué un des membres de l’équipage au Télégramme.

Ils sautent dans un radeau de survie

Pour calmer les animaux, les amis ont eu le réflexe de couper le moteur et les batteries. Mais la méthode n’a pas fonctionné. Pris au piège, les amis ont déclenché un « Mayday », ont abandonné leur bateau qui était en train de sombrer et se sont précipités à bord d’un radeau de survie. Finalement, un voilier suédois qui faisait route vers Tenerife leur est venu en aide.


Aucun marin n’a été blessé. Mais leur bateau a sombré en quelques instants. L’Autorité maritime nationale portugaise (AMN) l’a remorqué et a assuré qu’aucune pollution n’avait été détectée après ce naufrage, rapporte Faro de Vigo le 2 novembre.



Des attaques de plus en plus fréquentes

Deux explications sont avancées par le directeur de l’Association de conservation des mammifères et oiseaux marins de Bretagne interrogé par Le Télégramme. En premier lieu, ces attaques, qui se multiplient ces deux dernières années, pourraient être l’œuvre d’un seul et même groupe. En deuxième lieu, les animaux pourraient se sentir agressés par un type de safran qui créerait « une fréquence particulière ».


Sur TF1, le cétologue et membre de l’association Tursiops Eric Demay a souhaité rappeler que les orques n’étaient pas dangereuses pour les hommes. Pour lui, ces attaques pourraient être « liées à l’enseignement de la chasse ou simplement du jeu ».

Sujets liés