Les coquilles Saint-Jacques n’ont jamais été aussi nombreuses en baie de Seine et de Saint-Brieuc

ABONDANCE Les coquilles sont par contre plus petites cette année en raison de la canicule et de la sécheresse

Jérôme Gicquel
Illustration d'une pêche de coquilles Saint-Jacques, ici en Ille-et-Vilaine.
Illustration d'une pêche de coquilles Saint-Jacques, ici en Ille-et-Vilaine. — C. Allain / 20 Minutes
  • Il n’y a jamais eu autant de coquilles Saint-Jacques dans les baies de Seine et de Saint-Brieuc, les deux principaux gisements français.
  • Ce nouveau record d’abondance vient confirmer « la tendance favorable des dernières années », selon l’Ifremer.
  • La saison de la pêche à la coquille démarre officiellement ce samedi.

Il ne devrait pas manquer de coquilles Saint-Jacques pour les fêtes de fin d’année. Selon les observations de l’Ifremer réalisées cet été, les populations ont battu un nouveau record d’abondance en baie de Seine et en baie de Saint-Brieuc, les deux principaux gisements français. « Tous les indicateurs de bon état de la population de coquilles Saint-Jacques dans ces deux zones sont au vert pour la saison de pêche qui démarre officiellement ce 1er octobre », indique l’institut de recherche, précisant que ce nouveau record vient confirmer « la tendance favorable des dernières années. »

Dans le gisement de la baie de Seine, qui va de Barfleur (Manche) au cap d’Antifer (Seine-Maritime), la situation est ainsi qualifiée « d’exceptionnelle » avec une biomasse totale exploitable sur l’ensemble de la saison estimée à 105.000 tonnes.

Des coquilles plus petites cette année

Seul bémol, « les coquilles sont plus petites suite à un retard de croissance », souligne l’Ifremer, expliquant ce retard par la sécheresse et la canicule que l’on a connu cet été. « La production de phytoplancton dont se nourrissent les coquilles semble avoir été plus faible cet été, en raison du manque d’apport en eau douce et de la chaleur particulièrement forte », explique l’institut.


Dans la baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), 46.000 tonnes de coquilles devraient être exploitables pendant la saison, un chiffre en hausse de 5 % par rapport à l’an dernier. « Mais la biomasse totale pourrait atteindre 63.100 tonnes à la fin de l’année selon la croissance des coquilles au fil de la saison », prévient l’institut, saluant les efforts consentis par le monde de la pêche. « On peut citer notamment la diminution globale de l’effort de pêche par la mise en place de dates et d’horaires de pêche, l’amélioration de la sélectivité des engins avec l’utilisation d’anneaux de drague plus grands, ou encore la mise en place en baie de Seine d’une zone de jachère qui change chaque année », conclut l’Ifremer.