Pays basque : Les vidéos du chantier sur un amas de déchets « filmées avant les opérations de tri » se défend Eiffage

POLéMIQUE La mairie d’Anglet a interrompu le chantier le temps que les détritus soient évacués

20 Minutes avec AFP
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Le chantier incriminé, à Anglet.
Le chantier incriminé, à Anglet. — Google Street View
  • Le journaliste Hugo Clément a alerté sur un chantier de construction de logements établi sur une montagne de déchets, le site étant une ancienne décharge.
  • Le maire de la commune d’Anglet où se situe le projet a interrompu le chantier dans l’attente de l’évacuation des déchets.
  • Eiffage, maître d’œuvre, explique que des opérations de tri et d’évacuation de ces détritus étaient déjà prévues.

Eiffage dit « comprendre l’émotion suscitée » par ces vidéos, « qui donnent à voir le contenu de ce site particulier », mais « filmées avant les opérations prévues de tri et d’évacuation des déchets ». Le constructeur, en charge de l’édification d’une centaine de logements à Anglet sur le site d’une ancienne décharge, a été la cible d’une vidéo du journaliste Hugo Clément qui a filmé les abords du chantier, jonché de déchets.



Le maire d’Anglet Claude Olive (LR) a décidé d’interrompre le chantier mercredi, en effectuant un signalement auprès des services de l’État, en attendant l’évacuation d’une quantité importante de déchets visible dans le remblai utilisé.

« Il n’y aura pas de reprise du chantier tant que ces déchets n’auront pas été évacués, comme il avait été convenu de le faire dès le départ. Leur travail aujourd’hui, c’est de dépolluer la zone », indique ce jeudi la mairie d’Anglet.

Des opérations de tamisage annoncées

Le projet baptisé « Erreka », (le ruisseau en langue basque), est un chantier de Carrefour Property, filiale foncière du groupe Carrefour et maître d’ouvrage, avec Eiffage pour maître d’œuvre. Carrefour Property assure en effet que des opérations de tamisage, « pour extraire les déchets ménagers les plus importants », sont menées depuis l’ouverture du chantier et que les matériaux excavés et visibles sur les images l’ont été « par des mouvements de terre récents ». L’entreprise s’engage toutefois à opérer un tri des terres visées et à évacuer les déchets vers des décharges appropriées.

Elle garantit par ailleurs que les études de faisabilité, les diagnostics et études diligentées en amont « ont permis de confirmer l’absence de risque sanitaire » et « d’engager un traitement sur site ».

« L’obligation de préserver les terrains agricoles ou naturels pour répondre aux besoins de logements conduit, et conduira de plus en plus, à réutiliser, dans le respect des réglementations, des sites déjà transformés et artificialisés par une activité humaine comme dans le cas présent », souligne aussi Eiffage.

Le ruisseau en bordure de parcelle sera protégé par des « mesures conservatoires complémentaires » comme l’installation d’un grillage pour éviter la chute de détritus, ajoute le maître d’ouvrage.