Lyon : Elargissement de la ZFE à toute la métropole, à quoi les automobilistes doivent-ils s’attendre ?

RESTRICTIONS La métropole de Lyon a voté lundi la phase 2 de son projet de ZFE, étendant la zone à presque toute l’agglomération dès le 1er septembre 2023

Caroline Girardon
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La métropole de Lyon a voté lundi la phase 2 de son projet de ZFE, étendant la zone à presque toute l'agglomération dès le 1er septembre 2023
La métropole de Lyon a voté lundi la phase 2 de son projet de ZFE, étendant la zone à presque toute l'agglomération dès le 1er septembre 2023 — FRED SCHEIBER
  • A compter du 1er septembre 2023, les restrictions de circulation dans l’agglomération lyonnaise vont se durcir.
  • La métropole de Lyon vient de voter la phase 2 de son projet de ZFE, zone à faibles émissions.
  • A partir du 1er septembre 2025, seuls les véhicules dotés d’une vignette Crit’Air 1 ou 0 seront autorisés.

La métropole de Lyon a adopté lundi la phase deux de son projet de ZFE, zone à faibles émissions. Sans surprise, les mesures vont se durcir. Le périmètre sera pratiquement étendu à toute l’agglomération à compter du mois de septembre 2023. Mais les restrictions seront progressives et se feront par étapes, année après année jusqu’à la rentrée 2026. Voici ce à quoi les automobilistes doivent désormais se préparer.

Ce qui va changer au 1er septembre 2023 ?

Depuis le 1er septembre dernier, seules les voitures possédant une vignette Crit’Air 5 ou celles qui sont « non classées » n’ont plus le droit de pénétrer dans le « périmètre central » de la ZFE, à savoir les villes de Lyon et Caluire ainsi qu’une partie de Villeurbanne, Bron et Vénissieux. Dans un peu moins d’un an, cette interdiction sera étendue aux véhicules dotés d’une vignette Crit’Air 4. Une période « pédagogique » sera alors observée durant quatre mois. Mais dès le 1er janvier 2024, la mesure sera effective et les sanctions tomberont. Chassés du centre de Lyon, les Crit'Air 4 pourront néanmoins encore se déplacer dans le reste de l’agglomération. Ce qui ne sera plus le cas pour les voitures Crit’Air 5.

A compter de la rentrée prochaine, ces dernières seront bannies de tout le « périmètre étendu », c’est-à-dire de la majorité de l’agglomération lyonnaise. Cette zone étendue englobera notamment toutes les communes du Sud et de l’Est lyonnais jusqu’à la Rocade Est : Oullins, Saint-Fons, la Mulatière, Mions, Corbas, Décines, Chassieu, Saint-Priest, Vaulx-en-Velin, Sathonay et Rillieux-la-Pape. Autre changement notable, et non des moindres, le périphérique Laurent-Bonnevay ainsi que les M6 (jusqu’à Dardilly) et M7 (jusqu’à l’entrée de Lyon) seront également inclus dans cette zone. En revanche, les villes de l’Ouest, secteur globalement peu desservi par les transports en commun, échappent pour l’instant à l’extension du périmètre.

Ce qui va changer au 1er septembre 2024 ?

Cette fois, ce sont les véhicules Crit’Air 3 qui seront interdits de circulation dans le « périmètre central ». Quant aux Crit’Air 4, ils ne pourront plus se rendre dans la zone étendue, ni emprunter les infrastructures la desservant. Là encore, il y aura une période de tolérance allant 31 décembre 2024. 

Ce qui va changer au 1er septembre 2025 ?

La logique étant de restreindre progressivement l’accès aux voitures jugées les plus polluantes, la prochaine et dernière étape concernera cette fois les véhicules crit’Air 2. Les camions dotés de cette vignette seront purement et simplement bannis du « périmètre central ». Quant aux voitures, la situation reste différente. Les conducteurs, dont le revenu fiscal est inférieur à 19.600 euros, bénéficieront d’une dérogation. Ils auront un sursis de 2 ans pour circuler encore à l’intérieur de Lyon. Mais à compter du 1er janvier 2028, ils seront chassés à leur tour. Pour les autres, pas de délai. L’interdiction sera appliquée dès le 1er septembre 2025, avec une période de tolérance jusqu'au 31 décembre. En revanche, ils pourront toujours se déplacer à l’intérieur du « périmètre étendu ». Ce qui ne sera plus le cas des Crit’Air 3. Au final, la ZFE telle que prévu devrait concerner 369.000 voitures en 2026, soit près de 70 % des ménages.