Réchauffement climatique : Un glacier des Alpes disparaît en Allemagne

MONTAGNE Le glacier Schneeferner, dans les Alpes bavaroises, a été victime des températures anormales de cet été

20 Minutes avec AFP
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Des rattracks au sommet du Zugspitze, près de Garmisch-Partenkirchen
Des rattracks au sommet du Zugspitze, près de Garmisch-Partenkirchen — Michael Probst/AP/SIPA

Nouvelle preuve de l’accélération du réchauffement climatique. La partie sud du glacier Schneeferner, dans les Alpes bavaroises (Allemagne), a fondu pendant cet été particulièrement chaud et perdu définitivement son statut de glacier, a annoncé lundi l’Académie bavaroise des sciences.

L’épaisseur de la glace n’atteint même plus les deux mètres à de nombreux endroits, et moins de 6 mètres aux endroits les plus profonds, selon les mesures des radars à pénétration de sol réalisées en septembre. En 2018, elle était encore de dix mètres, rappelle l’académie dans un communiqué.



Tout aura fondu d’ici deux ans au maximum

« Nous en déduisons que le reste de la glace aura complètement fondu d’ici un ou deux ans, ajoute-t-elle. Parallèlement, la surface du glacier s’est réduite à moins de 1 hectare, soit environ moitié moins qu’en 2018. »

Restent donc officiellement quatre sites remplissant encore les critères de glaciers en Bavière : la partie nord du Schneeferner, le Höllentalferner, sur le célèbre massif de la Zugspitze (2.962 m d’altitude) et les glaciers de Watzmann (2.713 m) et de Blaueis (2.607 m), sur le massif de Berchtesgarden.

Un rapport publié il y a deux ans par le gouvernement régional avait mis en garde contre une fonte plus rapide que prévu des glaciers, dont le dernier pourrait disparaître complètement d’ici une décennie, alors que les estimations antérieures avaient fixé la date fatidique à 2050.

La hausse du niveau de la mer pour conséquence

« Le changement climatique frappe les glaciers bavarois de plein fouet », avait alors déclaré le ministre de l’Environnement local Thorsten Glauber.

La fonte des glaciers dans les Alpes et ailleurs dans le monde, attribuée au réchauffement climatique, est surveillée de près depuis le début des années 2000.

Il y a deux ans, une étude publiée dans la revue Nature avait révélé que leur fonte rapide ces vingt dernières années contribuait désormais à plus de 20 % de la hausse du niveau de la mer.