Un loup arctique cloné par des chercheurs chinois

RECHERCHE Plus de 80 embryons ont été produits pour parvenir à donner naissance à une louve arctique dénommée Maya

20 Minutes avec agence
Maya, un loup blanc cloné, a vu le jour le 10 juin dernier en Chine. (Illustration)
Maya, un loup blanc cloné, a vu le jour le 10 juin dernier en Chine. (Illustration) — L.Valiente / Pixabay

Des chercheurs chinois sont parvenus à cloner un loup arctique. Il s’agit d’une louve appelée Maya et née le 10 juin dernier. Une première mondiale dont s’est félicité Mi Jidong, le directeur de la société chinoise Sinogene Biotechnology lors d’une conférence de presse donnée à Pékin lundi, note le média d’Etat Global Times.

Le début des recherches sur ce clonage date de 2020. Les scientifiques se sont inspirés de la technique utilisée pour cloner la brebis Dolly en 1996. Ils ont pu récupérer une cellule d’une louve arctique décédée en 2021. En extrayant le noyau, ils ont pu établir le génome de l’espèce. Le noyau a ensuite été injecté dans l’ovule d’une chienne. Les chercheurs ont pris soin de retirer la cellule reproductrice de l’animal pour éviter que les deux ADN se confondent.

Un « événement marquant »

85 embryons ont ainsi été obtenus. Ils ont été introduits dans l’utérus de sept beagles. De là est née Maya. Cette naissance est un « événement marquant, qui revêt une grande importance pour la protection de la vie sauvage dans le monde et la restauration des espèces menacées », estime l’Institut national chinois de contrôle des aliments et des médicaments. L’animal serait en très bonne santé et a vocation à intégrer le parc Harbin Polarland au nord-est de la Chine.

Le loup arctique, appelé également loup blanc ou loup polaire, n’est pas une espèce en voie de disparition, rappelle Géo. L’UICN (union internationale pour la conservation de la nature) l’a intégré à la catégorie « préoccupation mineure ».

Une solution pour les espèces menacées ?

La plupart des loups vivent au nord de l’archipel arctique canadien connu pour son climat très rude et où les chasseurs sont rares. Une situation qui protège l’animal de l’homme. Mais ils sont menacés par le réchauffement climatique qui a des conséquences sur leur alimentation, et par les constructions humaines qui traversent leur territoire comme les routes.

Le clonage serait une solution face au problème des espèces menacées. Un autre loup devrait naître dans les prochains mois, selon Sinogene Biotechnology.