Portugal : L’immense incendie du parc naturel est « maîtrisé », les pompiers toujours en alerte

CATASTROPHE NATURELLE Un millier de soldats du feu sont encore sur place pour surveiller une possible reprise

20 Minutes avec agences
L'incendie dans le parc naturel Serra da Estrela (Portugal) a déjà détruit 25.000 hectares de forêt.
L'incendie dans le parc naturel Serra da Estrela (Portugal) a déjà détruit 25.000 hectares de forêt. — Joao Henriques/AP/SIPA

Le Portugal a annoncé ce jeudi avoir enfin « maîtrisé » le grand incendie dans le parc naturel de la Serra da Estrela. « Il n’est pas éteint », a cependant déclaré le commandant de la protection civile portugaise. « Il y a tout un travail de consolidation qui va se poursuivre dans les prochains jours. »


Un incendie pas terminé

Les secours n’excluent pas de nouvelles réactivations de l’incendie mais se montrent confiants. Près d’un millier de pompiers étaient toujours mobilisés jeudi matin sur le terrain. Le feu, déclaré le 6 août, avait été maîtrisé une première fois mi-août, mais s’était à nouveau embrasé lundi, attisé par des vents violents.

Ce brasier au cœur du parc naturel reconnu par l’Unesco est le plus important cet été au Portugal. Il a détruit 25.000 hectares de forêt dans cette chaîne de montagnes culminant à 2.000 m. Depuis début 2022, ce sont 92.000 hectares qui sont partis en fumée dans le pays, soit la superficie la plus étendue depuis les incendies meurtriers de 2017 qui avaient fait une centaine de victimes.

La situation s’améliore en Espagne

En Espagne, l’arrivée de la pluie et la baisse des températures ont considérablement freiné deux importants incendies dans la région de Valence, dans le Vall d’Ebo et à Bejis, ont indiqué les autorités jeudi. Les secours locaux ont confirmé que les averses ont « réduit les flammes jusqu’à les faire quasiment disparaître sur tout le périmètre ».

À eux deux, les brasiers de Bejis et du Vall d’Ebo ont ravagé près de 25.000 hectares et ont forcé l’évacuation de quelque 3.000 personnes. Selon les scientifiques, le réchauffement du climat augmente la probabilité des canicules ainsi que des sécheresses et, par ricochet, des incendies.