Sécheresse : Cette expérience montre pourquoi les orages ne vont pas résoudre grand-chose

PLUIE Au lieu d’irriguer les sols, les fortes pluies qui suivent les pics de chaleur pourraient au contraire engendrer des crues

20 Minutes avec agence
La France traverse en cet été 2022 une sécheresse tout bonnement historique. (illustration)
La France traverse en cet été 2022 une sécheresse tout bonnement historique. (illustration) — KONRAD K./SIPA

« Après la pluie vient le beau temps » et inversement. Selon les prévisions, le nouveau pic caniculaire subi par la France devrait aboutir dès ce samedi à des pluies et des orages sur l’ensemble du territoire. Mais ces précipitations ne régleront pas le problème de sécheresse des sols.

Le Dr Rob Thompson de l’université de Reading (Royaume-Uni) a récemment illustré ce phénomène à travers une expérience, rapporte Le HuffPost. Pour montrer les effets des pluies sur les sols secs, le scientifique a utilisé trois verres d’eau. Chacun d’eux est posé, face renversée, au contact de trois sols différents. Le premier sol a été correctement irrigué et présente une touffe d’herbe bien verte. Le second sol, plus sec, représente quant à lui l’état d’un terrain après un été jugé « normal ». Enfin, le troisième sol est complètement desséché, au point que les herbes ont brûlé.


Un risque de crues et d’inondations

Le Dr Rob Thompson mesure ensuite le temps qu’il faut à chaque sol pour absorber la totalité de l’eau contenue dans le verre. On peut ainsi constater que s’il ne faut que 10 secondes au premier sol pour absorber l’eau, il en faut 53 pour le second. Au bout de quatre minutes, le quatrième sol n’a de son côté toujours pas réussi à éponger l’eau. Le chercheur décide alors de soulever le verre, répandant son contenu.

Avec cette illustration, il est ainsi facile de constater que les fortes précipitations qui font suite à un épisode de sécheresse ne permettent pas aux sols de s’humidifier en profondeur. Au contraire, elles peuvent favoriser l’apparition de crues et d’inondations, comme c’est le cas dans la Vallée de la Mort aux États-Unis depuis début août.