Canicule : Vendredi, journée la plus chaude de la semaine, les feux continuent

PLANETE Les températures devraient flirter avec les 40°, et les pompiers français pourront compter sur des renforts européens à Landiras

20 Minutes avec AFP
Un pompier lutte contre les flammes près de Belin-Béliet, dans les Landes, le 11 août 2022.
Un pompier lutte contre les flammes près de Belin-Béliet, dans les Landes, le 11 août 2022. — AFP

Un avant-goût de 2050. La troisième canicule de l’année en France atteint son pic vendredi avec entre 38 et 41°C dans le pays, une chaleur qui épuise les centaines de pompiers français et désormais européens engagés d’est en ouest sur de multiples incendies.

Le soleil sera brûlant sur l’ensemble du pays vendredi, avec 19 départements du sud-ouest au Finistère placés en vigilance orange canicule par Météo-France. Le seuil des 40°C n’avait été dépassé qu’une fois dans les années 1960 et une fois dans les années 1970 en France. Il est voué à devenir plus fréquent.

Le danger des canicules pour le corps est que les nuits restent chaudes et nous épuisent. Perpignan a déjà subi 42 nuits tropicales (plus de 20°C) cette année, contre en moyenne 15 dans les années 1960, selon Jean-Michel Soubeyroux de Météo-France.

L’été 2022 en France s’approche déjà de ce que serait « un été moyen du milieu de siècle » dans un des scénarios pessimistes du réchauffement climatique, dit-il à l’AFP. Même dans un scénario intermédiaire, autour de 2050, les Lyonnais, par exemple, pourraient subir 35 nuits tropicales par an, au lieu de 14.

Combat de tout instant à Landiras

Sur la zone du pire feu de forêt français du moment, près de Landiras, en Gironde, il devrait encore faire 37°C vendredi, après 41°C jeudi, où 1.100 pompiers combattent jour et nuit. Pour les épauler, 361 pompiers européens – allemands, polonais, autrichiens ou roumains - ainsi que des Canadair italiens, grecs et suédois ont pris jeudi la route du sud-ouest.

Trois fois plus d’hectares en France ont brûlé que la moyenne annuelle des dix dernières années, et l’année est record dans l’Union européenne depuis le début des relevés en 2006. Même le Jura, au climat normalement plus modéré, est frappé : depuis mardi, deux incendies ont dévoré environ 660 hectares de forêt dans le sud du département. Jeudi en fin d’après-midi, la progression de l’un des feux sur les communes de Vescles et Cernona pu être « ralentie » alors que l’autre, à une vingtaine de km au sud-ouest, a été « fixé », selon la préfecture.

Avant la tombée de la nuit, le feu continuait en revanche toujours de progresser en Isère sur la commune de Vif et en Ardèche près de Vallon-Pont d’Arc. Dans la Drôme, l’incendie n’était toujours pas fixé dans le massif du Diois à Romeyer.

La pluie tant attendue, par les pompiers comme par les autres habitants, arrivera par des orages vendredi soir sur les Alpes et les Pyrénées, mais seulement à partir de samedi soir sur le reste de la France.