Incendies : Les feux toujours en cours dans le Jura et 93 départements en alerte sécheresse

CHALEUR Retrouvez toutes les informations liées à la canicule et aux incendies en France ce jeudi 11 août

X.R et M.P
— 
Un tracteur irrigue un champ au pied d'une colline où un incendie de forêt fait rage près de Cernon dans le Jura, dans le centre-est de la France, le 11 août 2022.
Un tracteur irrigue un champ au pied d'une colline où un incendie de forêt fait rage près de Cernon dans le Jura, dans le centre-est de la France, le 11 août 2022. — Jean-Philippe KSIAZEK / AFP

L’ESSENTIEL

  • Huit grands incendies ravagent les forêts françaises, en Gironde, dans le Maine-et-Loire, le Jura, la Drôme ou encore l’Aveyron.
  • La Première ministre Elisabeth Borne et le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin sont en Gironde, afin de montrer l’implication « totale » du gouvernement malgré les vacances.
  • La canicule qui touche la France depuis le 31 juillet est l’épisode le « plus durable à l’échelle nationale », selon Météo-France, même s’il est moins intense que les précédents. Il fera entre 36 et 40 degrés dans la moitié sud, et 35 degrés sont encore attendus vendredi à Paris. 

EN VIDEO

A LIRE AUSSI

 

19h30 : On est désormais à 460 hectares brûlés dans le Jura

«La propagation de l'incendie du secteur des communes de Vescles et de Cernon» s'est accélérée (jeudi) après-midi« et mobilise 90 sapeurs-pompiers et 28 engins, a indiqué la préfecture dans un communiqué. »L'intégralité de la commune de Cernon« a été évacuée »par mesure de prévention« et environ »250 personnes ont été mises à l'abri"

«A 17h30, 300 hectares ont brûlé», contre 250 en début d'après-midi, et une zone de 110 hectares «est encore menacée», selon la préfecture, ce qui porte à 460 ne nombre d'hectares ravagés dans cette zones depuis mardi. 

19h08 : Enquête après des dégradations de réserves d’eau en Vendée

Des dégradations sur deux réserves d’eau pour l’agriculture ont été commises dans les communes de Pouillé et Nalliers, au sud-est de la Roche-sur-Yon dans la nuit de lundi à mardi. Elles ont été revendiquées par un groupe baptisé « Rivières en colère », dans un texte relayé par les écologistes des « Soulèvements de la terre ».

« Les méga-bassines sont le pansement d’une agriculture-industrielle en bout de course. Une industrie qui, à la place de nous nourrir, tue les poissons et les abeilles », a écrit le groupe. « Nous avons enfilé des gants et masqué nos visages, nous avons pris des pinces et des couteaux, et nous avons enlevé la bâche qui recouvrait deux méga-bassines ».

« On ignore pour l’instant ce que regroupe cette organisation », a précisé à l’AFP le parquet de La Roche-sur-Yon, alors que « l’enquête de gendarmerie cherche à identifier les responsables ».

18h40 : Les habitants de Colmar invités à vider leur verre dans les fleurs

Face aux interdictions d’arrosage liées à la sécheresse, le maire de la ville a incité la population et les restaurateurs à arroser eux-mêmes les jardinières et massifs floraux des espaces publics. « J’invite les Colmariens et en particulier les restaurateurs à verser toutes les eaux de récupération non polluées (eau des seaux à glace, fonds de carafe, eau de lavage des légumes par exemple) dans les jardinières et les massifs floraux les plus proches », a écrit Eric Straumann sur son compte Facebook.

18h25 : La filière maïs prend un gros coup de chaud

Dans le sud-ouest de la France, en Gascogne, où il n’a « pas plu depuis le 28 juin », Michel Larrère ne met plus un pied dans ses 55 hectares de champs consacrés au maïs. L’irrigation est interdite, conformément aux restrictions émises par les autorités, et les plantes sont desséchées. « Six plantes sur dix n’ont pas d’épis », explique l’agriculteur en écartant les feuilles des tiges.

Les rares épis qui ont poussé, sont pour certains rachitiques. Alors qu’il prévoit une récolte dans les prochains jours, un mois en avance, l’exploitant table sur une perte de 70.000 euros, « soit deux-tiers de ma culture et trois fois mon revenu annuel ».

17h18 : Au Portugal, 10.000 hectares sont partis en fumée

Ce matin, on vous parlait d’un incendie en cours au Portugal. Toujours actif, il mobilise encore 1.500 pompiers et a détruit environ 10.000 hectares de végétation dans la région montagneuse du parc naturel de la Serra da Estrela. Depuis samedi, plusieurs versants des montagnes environnantes ont été totalement noircis par le feu, étant désormais recouvertes de pins calcinés.


« C’est un peu le désarroi quand on voit ce paysage. Ça donne presque envie de pleurer », témoigne à l’AFP Jonathan Demolin, un touriste français de 35 ans venu de la région d’Orléans pour passer des vacances dans la région natale de ses beaux-parents. Selon les autorités, l’incendie a fait onze blessés légers parmi les pompiers.

« C’est un peu le désarroi quand on voit ce paysage. Ça donne presque envie de pleurer », témoigne à l’AFP Jonathan Demolin, un touriste français de 35 ans venu de la région d’Orléans pour passer des vacances dans la région natale de ses beaux-parents. Selon les autorités, l’incendie a fait onze blessés légers parmi les pompiers.


« C’est un peu le désarroi quand on voit ce paysage. Ça donne presque envie de pleurer », témoigne à l’AFP Jonathan Demolin, un touriste français de 35 ans venu de la région d’Orléans pour passer des vacances dans la région natale de ses beaux-parents. Selon les autorités, l’incendie a fait onze blessés légers parmi les pompiers.

17h10 : L’Arctique se réchauffe quatre fois plus vite que le reste de la Terre

L’Arctique s’est réchauffé près de quatre fois plus vite que le reste de la planète au cours des 40 dernières années, selon une étude publiée jeudi dans la revue scientifique Communications Earth & Environment du groupe Nature. Cette étude, réalisée avec des données satellitaires par une équipe de chercheurs basés en Norvège et en Finlande, réévalue nettement à la hausse le rythme de réchauffement de la région autour du pôle Nord, jusqu’ici évalué comme étant deux à trois fois plus rapide que le reste du globe.

L’Arctique s’est réchauffé près de quatre fois plus vite que le reste de la planète au cours des 40 dernières années, selon une étude publiée jeudi dans la revue scientifique Communications Earth & Environment du groupe Nature. Cette étude, réalisée avec des données satellitaires par une équipe de chercheurs basés en Norvège et en Finlande, réévalue nettement à la hausse le rythme de réchauffement de la région autour du pôle Nord, jusqu’ici évalué comme étant deux à trois fois plus rapide que le reste du globe.


L’Arctique s’est réchauffé près de quatre fois plus vite que le reste de la planète au cours des 40 dernières années, selon une étude publiée jeudi dans la revue scientifique Communications Earth & Environment du groupe Nature. Cette étude, réalisée avec des données satellitaires par une équipe de chercheurs basés en Norvège et en Finlande, réévalue nettement à la hausse le rythme de réchauffement de la région autour du pôle Nord, jusqu’ici évalué comme étant deux à trois fois plus rapide que le reste du globe.

16h28 : Toujours 93 départements en alerte sécheresse

Côté sécheresse, 93 départements sont concernés par une restriction au-delà de la vigilance sur au moins une partie de leur territoire. Le nombre de départements en situation de crise, le niveau le plus élevé, est passé à 73, tandis que 17 départements sont en alerte renforcée, trois en alerte et trois, Paris, la Seine-Saint-Denis, et les Hauts-de-Seine, en simple vigilance, selon le ministère de la Transition écologique.

16h27 : Vendredi chaud, samedi pluvieux

Pour rappel, vendredi sera la journée la plus chaude, précise Météo-France, avec « très localement 41 °C de la Vendée à la Nouvelle-Aquitaine, à l’Occitanie et à la vallée du Rhône ».

Cet épisode de canicule prendra fin avec des orages par « la façade ouest dans la soirée de samedi à dimanche » qui se généralisera « dimanche à l’ensemble du pays ».

16h20 : La Haute-Vienne passe en vigilance orange

La Haute-Vienne passe en vigilance orange canicule, a indiqué jeudi Météo-France, et rejoint 18 autres départements déjà en alerte, du sud-ouest jusqu’à la pointe de la Bretagne.

« Ce matin, les températures minimales sont restées élevées sur les départements en vigilance orange, généralement comprises entre 18 et 22 degrés », indique Météo-France dans son bulletin. Pour l’après-midi, « on relève déjà à 15 heures des températures comprises entre 35 et 39 °C sur toute la Nouvelle-Aquitaine, la Vendée et la Loire-Atlantique, l’ouest de l’Occitanie et en vallée du Rhône » et « on s’approche des 40 °C localement de la Gironde aux Pyrénées-Atlantiques ».

 

16h00 : Un col enseveli sous la glace depuis plus de 2.000 ans refait surface

Petit détour vers la Suisse… où un col des Alpes enseveli sous la glace depuis au moins la période romaine est en train de refaire surface alors que le pays, comme le reste de l’Europe occidentale, est touché par des vagues de chaleur.

Situé à 2.800 mètres d’altitude sur le domaine skiable Glacier 3000, dans le secteur des Diablerets (ouest), ce col est désormais partiellement libéré de la glace qui le recouvrait depuis au moins 2.000 ans. « Le col sera d’ici quelques semaines entièrement à l’air libre », ont indiqué jeudi les responsables du domaine skiable.

En 2012 des mesures avaient révélé une épaisseur de glace d’environ 15 mètres à cet endroit.

15h47 : L'Italie à la rescousse

L'Italie va envoyer plusieurs Canadair en France pour «soutenir les pompiers français et européens mobilisés sur notre territoire», annonce Emmanuel Macron sur Twitter.


 

15h42 : Une situation « préoccupante » des nappes phréatiques

La situation est « préoccupante » pour un grand nombre de nappes phréatiques en France métropolitaine en juillet, en raison d’une recharge en eau « nettement inférieure à la normale » pendant l’hiver et de la sécheresse historique en cours, selon le bulletin du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) publié jeudi.

« En juillet, la vidange se poursuit et l’ensemble des nappes observent des niveaux en baisse », indique le BRGM. « Ce constat n’est pas étonnant, compte tenu de l’absence de précipitations », selon l’établissement public français géologique, qui note toutefois que le niveau de la vidange ralentit « sur de nombreuses nappes, conséquences probables des pluies de fin juin et de la diminution des prélèvements » grâce aux restrictions ordonnées dans la quasi-totalité des départements.

« La situation demeure cependant préoccupante pour un grand nombre de nappes qui affichent des niveaux bas à très bas », en particulier dans le « centre-ouest (Poitou, Brenne, Maine, Touraine) » et dans le « sud-est (Bas-Dauphiné, Provence et Côte d’Azur) ». « Les niveaux sont peu satisfaisants », insiste le BRGM.

15h39 : Un feu « accélère » dans le Jura, plus de 400 hectares ravagés

Deux incendies de forêt ont déjà ravagé plus de 400 hectares dans le sud du Jura depuis mardi, la propagation de l’un d’entre eux s’étant « accélérée », a annoncé la préfecture jeudi après-midi.

La préfecture a décrit « un nuage de fumée, visible à plusieurs dizaines de kilomètres, recouvrant une grande partie du sud du département » et accompagné d’une « odeur de brûlé pouvant incommoder les habitants de la zone ».


Plus de 90 sapeurs-pompiers et 28 engins sont désormais à pied d’oeuvre pour tenter de maîtriser ce feu de forêt actif depuis mardi entre Vescles et Cernon et qui continue de se propager vers le nord après avoir brûlé 250 hectares, dont 80 au cours de la matinée de jeudi a précisé la préfecture.

15h27 : Deux golfs toulousains endommagés par des militants écologistes

Greens abîmés, trous bouchés avec du ciment, pancartes sur le parcours : les militants du collectif Kirikou, proche d’Extinction Rébellion, s’en sont pris dans la nuit de mercredi à jeudi au golf de Garonne, au nord de Toulouse, ainsi qu’à celui de Vieille Toulouse, au Sud.

Dans un contexte de sécheresse, « l’arrosage des greens, parcours et départs de golfs est autorisé par dérogation en raison du coût d’entretien de ces terrains très luxueux », dénonce le collectif Kirikou dans un communiqué. « Cet acte de sabotage revendiqué résonne comme un passage à l’action directe dans un contexte de blablas incessants des politiques qui n’osent jamais prendre les décisions nécessaires », précisent les militants écologistes.

« Ce trou a été bouché car son utilisation ne s’alignait pas avec le maintien d’un monde viable », pouvait-on lire sur une des pancartes placées sur un des deux parcours.

 

15h18 : La fumée qui se voit de loin, dans l’Ain
Photo prise du panache de fumée qui émane des bords du lac de Vouglan, dans l?Ain, le 11 août 2022.
Photo prise du panache de fumée qui émane des bords du lac de Vouglan, dans l?Ain, le 11 août 2022. - Camille Allain

Notre journaliste de passage dans l’Ain vient de nous faire parvenir cette photo de l’important panache de fumée qui émane des bords du lac de Vouglans. Cette photo est prise depuis les hauteurs de Lélex, à plus de 70 kilomètres. « Hier, on sentait les fumées et on voyait des cendres à des dizaines de kilomètres », témoigne-t-il.

15h15 : Tournesol carbonisé

Star du printemps avec une surface cultivée en forte augmentation, le tournesol français a été en partie carbonisé par la sécheresse historique cet été. 


 

15h12 : Le point sur la circulation sur les secteurs des incendies

 

15h10 : Plus de 10.000 pompiers et personnels de la sécurité civile mobilisés

Le chef de l'Etat adresse également son soutien aux pompiers et personnels de la sécurité civile mobilisés depuis plusieurs semaines.


 

15h04 : « Le fait d’incendiaires »

Pour rappel, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a fait part « de grandes suspicions que le feu qui a repris soit le fait d’incendiaires », lors d’un déplacement dans l’Aveyron. « Ce matin, il y a eu huit feux, entre 8 heures et 9 heures, qui ont démarré à quelques centaines de mètres d’intervalle en Gironde, alors que c’est tout à fait inhabituel », a précisé le ministre.

14h59 : « Merci les pompiers »

Dans les Landes, plusieurs habitations évacuées arbore des banderoles « Merci pour nos maisons » ou « Merci les pompiers » peintes sur des draps blancs.

 

14h30 : « Nous n’avons jamais mobilisé autant de moyens aériens contre ces incendies »

« Nous n’avons jamais mobilisé autant de moyens aériens contre ces incendies. Nous sommes dans l'urgence aujourd'hui, mais je peux assurer que nous sommes en train de renforcer nos moyens pour lutter contre les futurs incendies », a déclaré Elisabeth Borne, en déplacement à Hostens. « Par rapport à juillet, nous sommes passés de deux hélicoptères à neuf. D’ici la fin de semaine, nous serons à 11 », a précisé la Première ministre avant de promettre « un nouveau plan national d’adaptation au dérèglement climatique » pour la rentrée.

Elisabeth Borne en déplacement à Hostens, en Gironde, le 11 août 2022.
Elisabeth Borne en déplacement à Hostens, en Gironde, le 11 août 2022. - PHILIPPE LOPEZ / POOL / AFP

Gérald Darmanin avait annoncé mercredi le renforcement de « plus de 1.000 sapeurs-pompiers ».

14h08 : S’il faut reconstruire, « personne ne sera oublié »? promet Macron

Le président a adressé un message aux personnes évacuées des zones en flammes.


 

14h06 : Même les forêts boréales sont menacées

Les forêts de l’hémisphère Nord, qui couvrent de larges pans de la Russie, de l’Alaska et du Canada, sont menacées par des feux de plus en plus fréquents et par les espèces invasives favorisées par le réchauffement climatique, selon une étude menée pendant cinq ans et publiée dans la revue scientifique Nature.

De 2012 à 2016, des chercheurs ont fait pousser 4.600 spécimens de neuf espèces d’arbres dans le nord-est du Minnesota. A l’aide de câbles souterrains et de lampes à infrarouge, ces jeunes pousses ont été chauffées à deux températures différentes, 1,6°C de plus que la température ambiante et 3,1°C de plus. Des bâches ont été positionnées sur la moitié des sites pour retenir l’eau de pluie et imiter les changements de précipitations que le changement climatique devrait provoquer.

Même à 1,6°C, la croissance des arbres a été entravée par une mortalité accrue et un développement réduit. Le réchauffement, seul ou combiné à moins de pluie, a augmenté la mortalité des jeunes arbres parmi les neuf variétés étudiées.

13h56 : Et si la sècheresse nous donnait (au moins) un grand cru

Dans de nombreux bassins viticoles du pays, les fortes chaleurs accélèrent la maturation du raisin et contraignent à avancer les récoltes d’une à trois semaines. Les vendanges 2022 ont d’ailleurs déjà débuté dans l’Hérault ou en Haute-Corse. Mais pas de quoi affoler la profession, au contraire.

Dans la Vallée du Rhône, l’interprofession Inter-Rhône assure que la qualité du vin sera au rendez-vous. Même espoir pour le Comité Champagne (CIVC), qui affiche sa confiance dans la qualité du millésime. En Alsace : les raisins devraient être « très sains, sans pourriture », souligne l’association des viticulteurs.

13h48 : Le satellite Copernius en mode ON

La Commission a également précisé que le satellite Copernicus de l’UE avait été activé par Paris pour recueillir des données essentielles aux premiers intervenants sur les zones brûlées.

13h40 : Sécheresse + vagues de chaleur + inflation = « coups de massue » pour les agriculteurs

Andrew Blenkiron est un anglais qui possède un domaine agricole de 4.250 hectares au nord-est de Londres. Cette année, sa facture d’électricité va quadrupler pour atteindre « 370.000 livres sterling » (438.000 euros), raconte-t-il à l’AFP.

En cause : triplement des tarifs, mais aussi de la nécessité de pomper davantage d’eau en raison des conditions météorologiques au Royaume-Uni. Avec « l’incroyable chaleur et le vent extrêmement sec », il a fallu arroser « sans doute deux fois plus » les champs de pommes de terre, assure-t-il.

Résultat, Andrew Blenkiron a dû faire des choix : continuer d’irriguer les pommes de terre, mais abandonner les betteraves et le maïs fourrager, utilisé dans l’alimentation animale.

13h30 : Dans le Maine-et-Loire, les deux principaux feux sont désormais fixés

Ils auront tout de même ravagé plus de 1.500 hectares.

13h25 : Ça brûle toujours dans le Jura

Dans le sud du Jura : L’un des deux incendies de forêt qui ont ravagé plus de 330 hectares depuis mardi, était toujours en cours jeudi matin.

13h20 : Emmanuel Macron loue la « solidarité européenne »

Annonçant l’arrivée de l’aide de « l’Allemagne, la Grèce, la Pologne, et dans les prochaines heures la Roumanie et l’Autriche », le président a remercié nos voisins. « Sauver toutes les vies, sauver tout ce qui peut l’être, puis reconstruire : personne ne sera oublié », a-t-il ajouté sur Twitter.


 

13h16 : Des secours européens arrivent en France

Quatre avions de la flotte de l’UE contre les incendies ont été envoyés depuis la Grèce et la Suède, à la suite d’une demande d’assistance de Paris. La Grèce va dépêcher deux Canadair et la Suède deux Air Tractor « dans la journée », a précisé la présidence française. Côté terrestre, l’Allemagne envoie 64 pompiers et 24 véhicules, attendus dès jeudi soir, a-t-elle ajouté. Les renforts polonais - 146 pompiers et 49 véhicules - arriveront vendredi à la mi-journée.

12h59 : L’autoroute A63 coupée dans les deux sens

Dans les Landes, l’autoroute A63 de Bordeaux à Bayonne a été coupée dans les deux sens au niveau de Saint-Geours-de-Maremme, la fumée environnante représentant un « risque pour les usagers ». Selon le gestionnaire d’autoroute Vinci, la barrière de péage du Biriatou a été un temps fermée aux poids lourds en direction de Bordeaux. Interrogé à ce sujet, le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a dit qu’il allait « entrer en contact avec (son) homologue pour voir ce qui peut être fait ».

Dans les Landes, l’autoroute A63 de Bordeaux à Bayonne a été coupée dans les deux sens au niveau de Saint-Geours-de-Maremme, la fumée environnante représentant un « risque pour les usagers ». Selon le gestionnaire d’autoroute Vinci, la barrière de péage du Biriatou a été un temps fermée aux poids lourds en direction de Bordeaux. Interrogé à ce sujet, le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a dit qu’il allait « entrer en contact avec (son) homologue pour voir ce qui peut être fait ».


Dans les Landes, l’autoroute A63 de Bordeaux à Bayonne a été coupée dans les deux sens au niveau de Saint-Geours-de-Maremme, la fumée environnante représentant un « risque pour les usagers ». Selon le gestionnaire d’autoroute Vinci, la barrière de péage du Biriatou a été un temps fermée aux poids lourds en direction de Bordeaux. Interrogé à ce sujet, le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a dit qu’il allait « entrer en contact avec (son) homologue pour voir ce qui peut être fait ».

12h53 : « On se croirait en Californie »

En écho aux propos de Christophe Béchu, les pompiers qui interviennent en Gironde sont aussi impressionnés par l’ampleur de l’incendie qu’ils affrontent. « On se croirait en Californie, c’est gigantesque… pourtant il y a une culture du feu de forêt » localement, indiquait, les yeux cernés, Rémy Lahay, pompier professionnel de la Rochelle, 22 ans de carrière, « mais là on se fait déborder de partout. Personne ne peut s’attendre à ça ».

12h45 : « Aucun pompier ici n’a connu un feu d’une telle ampleur »

En vacances dans le Maine-et-Loire, où il a lui même été « le président des pompiers pendant 10 ans », le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu s’est exprimé dans Libération. « Aucun pompier ici n’a connu un feu d’une telle ampleur », confie-t-il, alors que l’incendie de la forêt de Pugle a détruit 1.400 hectares.

12h28 : LE PDG de Carrefour appelle ses magasins à libérer les employés pompiers volontaires

 

12h23 : La Loire presque à sec

 

12h17 : Un maire girondin demande un « fonds d’urgence » à Elisabeth Borne

« Si on n’a pas un fonds d’urgence, je pense que des petites communes, vous en aurez moins sur la carte. » Malgré les petits rires, l’alerte de Bruno Gardère, maire de Saint-Symphorien, est sérieuse. L’élu demande ce fonds d’urgence pour les communes sinistrées par les incendies géants qui frappent la région cet été.


 

12h13 : Petit tour au Portugal où ça flambe aussi

A défaut de retrouver la dune du Pilat, vous aviez opté pour des vacances en Algarve ? Mauvaise nouvelle : au Portugal aussi, les incendies font des ravages. Plus de 1.500 pompiers étaient toujours mobilisés jeudi matin pour venir à bout d'un feu de forêt qui ravage depuis plusieurs jours le parc naturel de la Serra da Estrela, une région montagneuse du centre du Portugal.


La ville de Manteigas s'est réveillée jeudi au son d'un hélicoptère bombardier d'eau qui se réapprovisionnait dans une petite retenue sur la rivière Zêzere, pour ensuite disparaître dans la fumée surplombant les collines environnantes. Mercredi, un camping et une plage fluviale dans la région avaient dû être évacués préventivement. Ce feu de forêt, d'un périmètre estimé mercredi à 25 kilomètres, a déjà consommé quelque 10.000 hectares, selon le système européen d'information sur les feux de forêt (EFFIS).

La ville de Manteigas s'est réveillée jeudi au son d'un hélicoptère bombardier d'eau qui se réapprovisionnait dans une petite retenue sur la rivière Zêzere, pour ensuite disparaître dans la fumée surplombant les collines environnantes. Mercredi, un camping et une plage fluviale dans la région avaient dû être évacués préventivement. Ce feu de forêt, d'un périmètre estimé mercredi à 25 kilomètres, a déjà consommé quelque 10.000 hectares, selon le système européen d'information sur les feux de forêt (EFFIS).


La ville de Manteigas s'est réveillée jeudi au son d'un hélicoptère bombardier d'eau qui se réapprovisionnait dans une petite retenue sur la rivière Zêzere, pour ensuite disparaître dans la fumée surplombant les collines environnantes. Mercredi, un camping et une plage fluviale dans la région avaient dû être évacués préventivement. Ce feu de forêt, d'un périmètre estimé mercredi à 25 kilomètres, a déjà consommé quelque 10.000 hectares, selon le système européen d'information sur les feux de forêt (EFFIS).

12h02 : L’incendie en Aveyron reste actif, cinq cents personnes évacuées

Cinq cents vacanciers et habitants des villages de Rivière-sur-Tarn et Mostuéjouls, dans l’Aveyron, ont été évacués mercredi soir, l’incendie qui s’est déclaré lundi étant toujours actif, a-t-on appris auprès de la mairie de Mostuéjouls et des pompiers. Déjà dans la nuit de lundi à mardi, 3.000 personnes avaient été évacuées par précaution de plusieurs campings des Gorges du Tarn et de ces deux villages.

Cinq cents vacanciers et habitants des villages de Rivière-sur-Tarn et Mostuéjouls, dans l’Aveyron, ont été évacués mercredi soir, l’incendie qui s’est déclaré lundi étant toujours actif, a-t-on appris auprès de la mairie de Mostuéjouls et des pompiers. Déjà dans la nuit de lundi à mardi, 3.000 personnes avaient été évacuées par précaution de plusieurs campings des Gorges du Tarn et de ces deux villages.


Cinq cents vacanciers et habitants des villages de Rivière-sur-Tarn et Mostuéjouls, dans l’Aveyron, ont été évacués mercredi soir, l’incendie qui s’est déclaré lundi étant toujours actif, a-t-on appris auprès de la mairie de Mostuéjouls et des pompiers. Déjà dans la nuit de lundi à mardi, 3.000 personnes avaient été évacuées par précaution de plusieurs campings des Gorges du Tarn et de ces deux villages.


Plus de 715 hectares de végétation, notamment des forêts de résineux, ont été parcourus par les flammes, souvent dans des zones difficiles d’accès entre le causse de Sauveterre et les gorges du Tarn, ce qui complique l’action des 500 pompiers mobilisés. « Le feu n’est pas fixé et reste inaccessible à nos moyens terrestres, c’est un relief très escarpé. Nous sommes dans un périmètre contenu, mais le risque d’évolution n’est pas exclu. Le flanc droit est encore assez actif, il évolue lentement. On met tout en œuvre pour empêcher qu’il descende aux villages », a précisé le capitaine Jordan Dieudonné, des pompiers de l’Aveyron. A ce stade, l’incendie n’a pas fait de blessés et aucun bâtiment n’a été endommagé.

Plus de 715 hectares de végétation, notamment des forêts de résineux, ont été parcourus par les flammes, souvent dans des zones difficiles d’accès entre le causse de Sauveterre et les gorges du Tarn, ce qui complique l’action des 500 pompiers mobilisés. « Le feu n’est pas fixé et reste inaccessible à nos moyens terrestres, c’est un relief très escarpé. Nous sommes dans un périmètre contenu, mais le risque d’évolution n’est pas exclu. Le flanc droit est encore assez actif, il évolue lentement. On met tout en œuvre pour empêcher qu’il descende aux villages », a précisé le capitaine Jordan Dieudonné, des pompiers de l’Aveyron. A ce stade, l’incendie n’a pas fait de blessés et aucun bâtiment n’a été endommagé.


Plus de 715 hectares de végétation, notamment des forêts de résineux, ont été parcourus par les flammes, souvent dans des zones difficiles d’accès entre le causse de Sauveterre et les gorges du Tarn, ce qui complique l’action des 500 pompiers mobilisés. « Le feu n’est pas fixé et reste inaccessible à nos moyens terrestres, c’est un relief très escarpé. Nous sommes dans un périmètre contenu, mais le risque d’évolution n’est pas exclu. Le flanc droit est encore assez actif, il évolue lentement. On met tout en œuvre pour empêcher qu’il descende aux villages », a précisé le capitaine Jordan Dieudonné, des pompiers de l’Aveyron. A ce stade, l’incendie n’a pas fait de blessés et aucun bâtiment n’a été endommagé.

11h57 : Elisabeth Borne et Gérald Darmanin sont à Hostens

La Première ministre et le ministre de l'Intérieur sont arrivés en Gironde, à Hostens où les pompiers ont installé le poste de commandement pour lutter contre l'incendie qui ravage des milliers d'hectares.

11h50 : Allemagne, Grèce, Pologne, Roumanie et Autriche vont venir en aide à la France, annonce Macron

 

11h43 : La réponse des sapeurs pompiers à Darmanin

Au lendemain de l’appel de Gérald Darmanin aux entreprises à libérer les salariés pompiers volontaires, la Fédération autonome des sapeurs pompiers professionnels a réagi en lançant à son tour un appel. « La FA/SPP-PATS lance un appel à l’Etat et aux Collectivités Territoriales pour qu’ils donnent à leurs Sapeurs-Pompiers les moyens de faire face aux feux et d’assurer leurs missions quotidiennes. Nous avons besoin de notre pays devant des feux d’une gravité exceptionnelle et face aux difficultés exponentielles de la prise en charge pré-hospitalière. »

« L’ "effort de guerre" demandé par Monsieur le Ministre doit avant tout émaner du gouvernement lui-même. Il en va de notre profession, de notre pays, de notre sécurité à tous », ajoute le communiqué.

11h25 : Dans le secteur de Belin-Béliet, les pompiers toujours à pied d’œuvre
Le feu est toujours très actif dans le secteur de Belin-Beliet.
Le feu est toujours très actif dans le secteur de Belin-Beliet. - SDIS33

 

11h19 : Les pompiers de la Vienne en soutien de la Gironde

 

11h15 : 40 degrés de banalité

Enième illustration de « non, il ne fait pas juste chaud en été, c’est bien un épisode extrême enraciné dans le réchauffement climatique ». Très rares avant les années 2000, les 40 degrés sont désormais atteints avec une régularité impressionnante ces dernières années.


 

11h07 : La clim dans le métro, c’est pas pour tout le monde

Si vous avez chaud dans le métro, ce petit fil vous explique pourquoi la RATP n’a pas fait le choix d’une clim dans ses rames (parce qu’il aurait fait 40 degrés sur les quais et que ça consomme beaucoup), et pourquoi certaines lignes ne sont pas encore équipées en matière de ventilation.


 

10h55 : Pourquoi des pluies après une sécheresse ne remplissent pas les nappes phréatiques, une illustration

Dans cette petite expérience, le professeur Rob Thompson, de l’université de Reading, montre la différence d’infiltration de l’eau dans un sol mouillé et dans un sol frappé par la sécheresse. Alors qu’on pourrait s’attendre à ce que la terre sèche ait « soif », elle a en réalité beaucoup de mal à absorber un apport soudain d’eau. Voilà pourquoi de fortes pluies après un épisode de sécheresse peuvent causer des crues importantes et de gros dégâts.


 

10h42 : Les loutres aussi ont chaud

 

10h34 : Les pelouses de Ligue 1 font face à la sécheresse

L’image interpelle : la pelouse du Moustoir, à Lorient, est jaune voire marron par endroits, à quelques jours de recevoir l’Olympique Lyonnais. La tenue du festival interceltique n’a pas amélioré la qualité du gazon, ce que dénoncent plusieurs acteurs du monde du football. L’OL a même indiqué ne pas vouloir jouer dans ces conditions.


A Montpellier, les larges taches brunes visibles sur la pelouse du Stade de la Mosson ont interpellé les téléspectateurs. C’est un champignon qui est en cause, le pyricularia, également apparu ces dernières semaines ailleurs en France, comme au stade de l’Aube à Troyes. « C’est un champignon qui prolifère particulièrement en périodes de fortes chaleurs, or en ce moment, la température au cœur du terrain peut monter jusqu’à 50 degrés », détaille David Garnerin, chargé des sports à l’agglomération Troyes Champagne Métropole (TCM), qui gère l’entretien du stade.

En parallèle, les clubs doivent composer avec des restrictions d’eau décidées par arrêté préfectoral dans de nombreuses zones du pays, placées en alerte sécheresse à différents niveaux. La plupart ne peuvent plus arroser leur pelouse que la nuit. Mais la filière a intégré depuis longtemps ces problématiques pour toujours proposer un meilleur gazon, notamment avec des pelouses hybrides moins gourmandes en eau. Au stade de l’Aube, la consommation annuelle d’eau atteignait ainsi 3.000 m3 en 2018. A titre de comparaison, celle d’un golf de neuf trous est estimée à 25.000 m3 par la Fédération française de golf.

10h19 : Quand il fait jour en pleine nuit

 

10h14 : Ségolène Royal n’a pas oublié les manifestations de pompiers

Alors que Gérald Darmanin a demandé aux entreprises de libérer leurs salariés pompiers volontaires et compte sur des Canadairs venus de Suède et d’Italie, Ségolène Royal n’a pas oublié la répression des dernières manifestations de pompiers, qui demandaient justement plus de matériels et d’effectifs.


 

10h02 : 18 départements en vigilance orange

Météo-France a placé 18 départements de l’Ouest en vigilance orange à la canicule. De 33 à 36 degrés sont attendus cet après-midi en Bretagne, et entre 36 et 40 dans le Sud-Ouest.


 

9h55 : Plus de 40.000 hectares ont brûlé depuis le début de l’été

En tout, plus de 40.000 hectares ont brûlé cette année en France selon le gouvernement, voire 50.000 hectares selon des données satellitaires européennes : c’est dans tous les cas plusieurs fois la moyenne annuelle des 15 années précédentes, comme en Espagne, alors que l’été n’est pas terminé.

9h43 : Comment le feu a repris en Gironde après l’incendie de la Teste-de-Buch

Le Sud-Ouest pensait avoir déjà bien flambé au mois de juillet. Mais mardi, huit feux ont repris en quelques heures dans le secteur de Landiras, ravageant plus de 6.000 hectares. Comment une telle reprise est-elle possible ? Pourquoi est-elle aussi violente ? Notre journaliste Marie de Fournas fait le point, entre « champ d’allumettes » et causes humaines.

 

9h32 : Jean Lassalle a une pensée pour les soldats du feu

 

9h25 : La guerre de l’eau attendra

Jacuzzis éventrés, robinets à sec… La sécheresse a fait naître sur le territoire français des tensions sur la répartition et l’utilisation de l’eau. De là à imaginer des violences pour pouvoir remplir sa gourde ? Eléments de réponse avec notre journaliste Cécile de Sèze.


 

9h11 : Les deux principaux feux du Maine-et-Loire fixés, plus de 1.500 hectares brûlés

Les deux principaux incendies du Maine-et-Loire, qui ont ravagé plus de 1.500 hectares principalement dans les forêts depuis lundi, étaient désormais fixés, a-t-on appris jeudi matin auprès des pompiers du département. Le feu situé aux alentours de Baugé-sur-Anjou, qui a ravagé la forêt du Pugle, « est fixé depuis 17h30 mercredi, avec 1.400 hectares brûlés. On est toujours en défense de points sensibles sur 22 sites car ils se situent dans les surfaces brûlées. On a de très nombreuses reprises, dont certaines pas naturelles », a regretté le Codis.

« On a une très très grande vigilance : en surface menacée, on est à 200 hectares et cet après-midi on a des conditions météorologiques pas bonnes avec chaleur, vent et degré d’hygrométrie très faible (11 %) », a ajouté le Codis. A Beaulieu-sur-Layon, au sud d’Angers dans la région viticole du Layon, l’incendie est aussi fixé et 150 hectares ont été brûlés. « Le feu nécessite une vigilance puisque, là aussi, on a des reprises non naturelles », selon le Codis.

9h02 : 6.800 hectares brûlés en Gironde, annonce la préfecture

Près de 6.800 hectares de forêts de pins étaient partis en fumée jeudi matin après des reprises de feu mardi après-midi du gigantesque incendie de Landiras (Gironde), a annoncé la préfecture de Gironde. « Près de 1.100 sapeurs-pompiers sont engagés », a ajouté la préfecture, précisant que des « renforts supplémentaires » étaient encore attendus sur les lieux.

Bonjour à toutes et à tous ! Bienvenue sur ce live dédié à la vague de chaleur qui touche actuellement la France. Incendies en Gironde, en Lozère et même dans le Maine-et-Loire, températures ibériques en Bretagne, déplacement de la Première ministre Elisabeth Borne, vous saurez tout sur ce qui vous fait suer.