Vendée : Deux réserves d’eau pour l'agriculture vandalisées

ENQUETE « Ces dégradations sont inacceptables dans une période de sécheresse historique qui touche l’ensemble du territoire métropolitain » ont dénoncé les ministres de l’Agriculture et de la Transition écologique

M.B. avec AFP
— 
Une des réserves d'eau endommagée
Une des réserves d'eau endommagée — SMVSA

Des « actes de malveillance », accuse le syndicat mixte. Deux réserves d'eau pour l’agriculture ont été endommagées volontairement, sans perte d’eau, dans la nuit de lundi à mardi, a dénoncé mercredi le syndicat mixte Vendée-Sèvres-Autizes (SMVSA), collectivité propriétaire des installations qui va porter plainte.

Ces deux réserves sont situées sur les communes de Pouillé et Nalliers, au sud-est de la Roche-sur-Yon (Vendée). Le syndicat a précisé qu’il n’y avait « pas de perte d’eau » mais que des bâches entourant les retenues « avaient été coupées ». « Les dégâts occasionnés sont en cours d’estimation mais il est évident que l’unité de mesure sera le million d’euros », poursuit le syndicat.

Surveillance renforcée

« Ces actes de dégradation des réserves sont d’autant plus répréhensibles qu’ils ne sont pas signés, déplore le syndicat dans un communiqué. Le syndicat n’a donc aucun interlocuteur avec qui établir un dialogue constructif et faire évoluer les modes de gestion. » Le SMVSA « va bien évidemment porter plainte en espérant que les personnes responsables de ces actes de vandalisme seront identifiées et jugées pour leurs actions lourdes de conséquences. »

De leur côté, dans un communiqué, les ministres de l'Agriculture Marc Fesneau et de la Transition écologique Christophe Béchu ont condamné « avec fermeté ces faits de vandalisme ». « Au-delà des suites judiciaires qui seront réservées, ces dégradations sont inacceptables dans une période de sécheresse historique qui touche l’ensemble du territoire métropolitain », ont souligné les ministres, dénonçant « ces agissements irresponsables ». Les ministres font également savoir que, dès mardi soir, « la surveillance a été renforcée autour des autres réserves du secteur ».

Ces retenues d’eau, ou « bassines », font régulièrement l’objet de manifestations à leur encontre en Charente-Maritime et dans les Deux-Sèvres.