Morbihan : 75 hectares ont brûlé dans les incendies mais les feux sont fixés

INTEMPERIES Aucun blessé n’est à déplorer et aucune maison n’a été attaquée par les flammes

20 Minutes avec AFP
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Samedi 6 août 2022, une quinzaine de communes du Morbihan ont été touchées par des incendies.
Samedi 6 août 2022, une quinzaine de communes du Morbihan ont été touchées par des incendies. — FRED TANNEAU / AFP

Les feux qui ont ravagé 75 hectares de végétation samedi et durant la nuit de samedi à dimanche dans le Morbihan étaient fixés dimanche matin, a indiqué à l’AFP la préfecture du département breton.

« Un feu à Meucon est parti cette nuit et il est désormais fixé, les derniers incendies de Locoal-Mendon et Erdeven dans le Morbihan ont été eux maîtrisés durant la nuit », a précisé la préfecture du Morbihan.

Aucun blessé à déplorer

Samedi, une quinzaine de communes du Morbihan ont été touchées par des incendies d’espaces naturels « dont la propagation a été facilitée par la forte sécheresse et les vents tournants », selon la même source. A Erdeven, commune du littoral située non loin de la presqu’île de Quiberon, 25 hectares ont brûlé et une trentaine de maisons, un château comprenant des gîtes et un camping ont été évacués, soit environ 300 personnes prises en charge par la mairie d’Erdeven et celle de Belz.


Aucun blessé n’est à déplorer et aucune maison n’a été attaquée par les flammes. Le centre de traitement des appels du département a dû gérer près de 1.000 appels téléphoniques contre environ 300 habituellement en cette période. Plus à l’ouest de la péninsule, dans le Finistère, deux incendies ont touché environ 25 hectares dans les secteurs de Brennilis et de Brasparts.

Des incendies rares habituellement

Les incendies, habituellement rares en Bretagne, avaient déjà détruit en juillet plus de 1.700 ha de landes, de sapinières et de feuillus sur les Monts d’Arrée, un site naturel remarquable.


Selon les scientifiques, la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes (canicule, sécheresse, incendies, etc.) est une conséquence directe du réchauffement climatique, les émissions de gaz à effet de serre augmentant à la fois leur intensité, leur durée et leur fréquence.