Hérault : Un pompier volontaire soupçonné d’être un pyromane en garde à vue

IRONIE Ces départs de feu n’ont toutefois pas de lien avec l’important incendie qui s’est déclenché mardi

20 Minutes avec AFP
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Un sapeur-pompier volontaire a été placé en garde à vue dans le cadre d'une enquête relative à huit départs de feu dans l'Hérault (illustration).
Un sapeur-pompier volontaire a été placé en garde à vue dans le cadre d'une enquête relative à huit départs de feu dans l'Hérault (illustration). — Canva

L’expression pompier pyromane est ici littérale. Un sapeur-pompier volontaire a été placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête relative à huit départs de feu dans l’Hérault, a annoncé ce mercredi le parquet. Ces départs de feu n’ont toutefois pas de lien avec l’important incendie qui s’est déclenché mardi dans le même département.

Le 26 mai, en début de soirée, trois départs de feu ont été constatés à Saint-Privat, une commune rurale du nord du département, a indiqué dans un communiqué le procureur de Montpellier, Fabrice Bélargent. « A cette occasion, un témoin communiquait des informations permettant d’identifier un véhicule roulant à vive allure et tous feux éteints à proximité », a précisé le magistrat.

Procédure pour « dégradations volontaires par incendie »

Ce même véhicule a « marqué un bref arrêt » le 21 juillet sur un chemin de terre menant à Saint-Jean-de-la-Blaquière, une commune voisine, « endroit où un départ de feu a été constaté quelques instants plus tard », selon les investigations des gendarmes de la brigade d’enquête de Lodève.

Le même véhicule a de nouveau été repéré dans la nuit de mardi à mercredi sur la même commune de Saint-Jean-de-la-Blaquière, « concomitamment au constat de quatre départs de feu », a précisé le procureur. Le propriétaire du véhicule, « sapeur-pompier volontaire au SDIS de l’Hérault », a été placé en garde à vue dans la nuit « dans le cadre d’une procédure pour dégradations volontaires par incendie », a ajouté Fabrice Bélargent, selon qui les investigations « se poursuivent ».

800 hectares brûlés

« Il convient de souligner que les faits cités ci-dessus sont distincts de l’important incendie qui a débuté hier matin aux alentours de la commune de Gignac », a insisté le procureur. Cet incendie, pour lequel le parquet de Montpellier a ouvert une « enquête judiciaire sur une hypothèse criminelle », a brûlé 800 hectares de végétation méditerranéenne.

Parti mardi en fin de matinée de deux endroits distants de 1,5 km, il est « désormais fixé », mais les pompiers « restent mobilisés pour éviter toute reprise de feu », a indiqué mercredi après-midi la préfecture de l’Hérault dans un communiqué.