COP26 : Le futur Premier ministre britannique invité à respecter la neutralité carbone

RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE Boris Johnson sur le départ, quel visage climatique va montrer le Royaume-Uni ?

J.-L.D. avec AFP
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Alok Sharma n'est pas content content de Dowing Street
Alok Sharma n'est pas content content de Dowing Street — AFP

Le président de la COP26 Alok Sharma a appelé ce dimanche les candidats au poste de Premier ministre britannique à ne pas renoncer à l’objectif de neutralité carbone du Royaume-uni. Sur les cinq candidats encore en lice pour succéder à Boris Johnson à Downing Street, seul l’ancien ministre des Finances Rishi Sunak n’a pas remis en question l’objectif du pays -et les leviers pour l’atteindre- en matière de neutralité carbone d’ici 2050.

Alors que les prétendants se retrouvent dimanche soir pour un deuxième débat télévisé, le président de la COP26 Alok Sharma les a appelés à promettre de respecter cet engagement. « Quiconque aspire à diriger notre pays doit montrer qu’il prendra le problème très au sérieux », a-t-il affirmé au journal The Observer. « J’espère que tous les candidats réalisent pourquoi c’est si important pour les électeurs (…) Et j’espère que nous verrons, particulièrement chez les deux derniers candidats, des engagements très clairs » sur le sujet.

Des larmes aux yeux et une planète en feu

Alors que chaque dixième de degré supplémentaire a des conséquences majeures, les décisions de la COP26 ne mèneront pas à un réchauffement limité à 1,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle, l’objectif le plus ambitieux de l’accord de Paris qui a en 2015 posé les bases de l’action climatique.

Alok Sharma avait, en larmes, présenté ses excuses au monde après avoir échoué à inscrire dans l’accord un objectif de « sortie » du charbon et du pétrole, l’Inde et la Chine étant parvenues au dernier moment à atténuer la formulation en « réduction ».

Parmi les candidats à Downing Street, la secrétaire d’Etat Kemi Badenoch s’est montrée réticente à tenir les objectifs tandis que la cheffe de la diplomatie Liz Truss et l’ancienne ministre de la Défense ont appelé à « repenser » la façon d’atteindre l’objectif.