Isère : A cause de la chaleur, le ski d’été aux 2 Alpes s’arrête une semaine plus tôt

GLACIER Le glacier restera ouvert aux promeneurs et vététistes

20 Minutes avec agence
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Illustration d'une station de ski.
Illustration d'une station de ski. — FRED SCHEIBER / 20 MINUTES

Les fortes chaleurs ont eu raison de la station de ski des 2 Alpes (Isère). Celle-ci va mettre fin plus tôt que prévu à son activité de ski d’été sur glacier en raison des mauvaises conditions des dernières semaines, a-t-elle indiqué ce mercredi.

« On arrête le ski dimanche vers 14 heures », au lieu du 17 juillet auparavant prévu, a déclaré Fabrice Boutet, le directeur général de Sata Group, qui gère les stations des Deux Alpes, de l’Alpe d’Huez et de La Grave. Les conditions actuelles ne permettent pas d’offrir « un produit à la hauteur au ski de compétition et au ski technique », explique-t-il, rappelant que, comme chaque été, des centaines de sportifs d’équipes nationales de ski et de membres de clubs se trouvent actuellement aux 2 Alpes pour s’entraîner.

Accès ouvert aux promeneurs et vététistes

Le glacier est victime à la fois d’un déficit de précipitations au cours de l’hiver dernier et des fortes chaleurs des dernières semaines, indique-t-il. « Il faut savoir être raisonnable et se dire que les conditions de glacier aujourd’hui ne sont pas optimum et qu’il est important qu’on le protège et qu’on le laisse plutôt aux promeneurs, aux contemplatifs », ajoute-t-il, reconnaissant que cela entraînera un manque à gagner pour la station et pour la Sata. Le glacier sera fermé aux skieurs mais restera ouvert aux promeneurs et vététistes, qui y auront accès à un belvédère et à un restaurant d’altitude.

« La sécurité n’est pas du tout remise en cause », relève Fabrice Boutet, soulignant que la configuration du glacier, une calotte située sur un dôme, n’est « pas du tout la même » que celle de la Marmolada, un glacier suspendu en Italie où un effondrement dû aux fortes chaleurs a fait au moins sept morts dimanche. « Il faut savoir s’adapter », souligne-t-il. « On n’est pas des climatosceptiques, on sait très bien qu’il y a du réchauffement climatique (…) Le ski d’été tel qu’on l’a connu dans les années 80-90, lorsqu'on était 5.000-6.000 sur le glacier, il faut l’oublier. On ne le retrouvera pas », estime-t-il.