Nantes : Des niveaux élevés de pollution aux particules ultrafines aux abords de l’aéroport

QUALITE DE L AIR Des pics de pollution, généralement d’une durée de 5 à 10 minutes​, ont été mis en évidence, en lien avec les décollages et atterrissages

J.U.
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L'aéroport Nantes-Atlantique est situé au sud de Nantes
L'aéroport Nantes-Atlantique est situé au sud de Nantes — S. Salom Gomis/ SIPA
  • Une étude montre l'impact du trafic aérien sur les niveaux élevés de particules aux abords de Nantes-Atlantique.
  • Ces campagnes de mesures, menées entre novembre 2020 et décembre 2021, doivent encore se poursuivre pendant un an.

Une corrélation entre le trafic aérien et des niveaux élevés de pollution aux particules ultrafines (PUF) relevés aux abords de l’aéroport Nantes-Atlantique. Les premières conclusions d’une étude récemment présentées par l’organisme Air Pays de la Loire semblent confirmer les craintes des riverains. Ces campagnes de mesures, menées entre novembre 2020 et décembre 2021, étaient un engagement de l’Etat en réponse aux inquiétudes exprimées, après la décision de maintenir l’aéroport Nantes-Atlantique à son emplacement et de le réaménager.

Alors qu’il n’existe pas aujourd’hui de réglementation concernant ces particules de très petite taille (inférieures à 20 nm), décrites comme une « pollution peu documentée », les premiers résultats montrent que les concentrations sont en moyenne plus élevées à proximité de Nantes-Atlantique qu’à la Chauvinière, en zone urbaine donc (soumise à des émissions du trafic routier et du chauffage résidentiel). Des pics de pollution, généralement d’une durée de 5 à 10 minutes​, ont aussi été mis en évidence aux abords de l’aéroport, en lien avec les décollages et atterrissages d’avions.

Effets cumulés du bruit et des polluants

Alors que la campagne de mesures doit encore durer un an, avec l’installation de nouvelles stations, les maires des communes riveraines de l’aéroport demandent la réalisation d’une d’étude « sur les effets cumulés du bruit et des principaux polluants sur la santé pour que ceux-ci soient pris en compte sur les territoires les plus exposés​ ».

Quatre ans après l’abandon du transfert de l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, peu d’avancées ont été obtenues, comme la mise en place d'un couvre-feu nocturne, entrée en vigueur il y a trois mois. Le nouveau concessionnaire de l’aéroport, lui, devrait être connu prochainement.